MONUMENS
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Coslumes sous Louis XII.
L’habillemenl des liommes de la cour et de la viIle con-sistait en un pantalon serrd de soie cramoisie ou couleur deieu. Une espece de soubreveste ample et piissde , cjui des-cendait a la naissance des cuisses, et dont les manches ser-rdes arrivaieut jusqtfau poignet , servait de premier vete-metit. II elait fixd ä la hauteur des hanches par une ceinlureplus ou moins riclie; ceux qui avalent le droit de port d’ar-mes, altacliaicnt leur epde a celle ceinture. L'habit d'e des-sus etail une granderobe, dont la longueur variail ä voiontd,mais cpii descendait corumundment ä la naissance du pied;cest pour cela quil s’en trouve sur les monumens qui setenninent a la hauteur du genou, ä mi-jambes, etc. Cetterohe dtait disposde sur le devant, de maniere quelle pouvaits’ouvrir ou se fermer. La houplande dont je parle , c’dtaitson nom, ressemble parfaitement, en supprimant les man-ches , et en rdservant ä leur place une grande ouverture dechaque cole pour le passage des bras , ä celles dont nousnous couvrons l’liiver , et ä laquelle nous avons donne lemeine nom. La partie superieure de la houplande du quin-zieme siede se terminait par un grand collet rond ou cha-peron qui couvrail totalement les dpanles ; eile dtait en her-mine, marte zibeline, vair ou hermine pour ceux qui avaientle droit de porter ces fourrures , ou d’uue autre etofle , sui-vatit les chnrges qu’on occupait dans l’Etat. Voyez dans reMusde, salle du quinzietne siede, les statues de la famiüed’Orldans, n° s 77 et 80. Celle que Louis d’Orldaus portait lejour de son assassiuut, dtait de damas noir fourre de marte.Les souliers etaient des especes de sandales ou panloufles,telles que celles qui se vendent eucore aujourd’hui au palais.
Depuis Charles VII, qui fut le premier qui porta un cha-peau rond, les hommes se couvrirent la tete d’un chapeauornd de plumes, varides suivant le gout du proprietaire. Lesleinmes abandonnerent les chapeaux ä la Henin , dont j’aiparle plus haut ; eites y substituerent une toque en formede cceur, et faisant l’eventail, d’oii sortait un grand voilequi, en se retroussant sur les epaules , s’ajustait assez bienavec leurs cheveux, qu’elles ne reufcrmaieat plus commedans le siede precedenl.