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Ties Cdlestins.
Une petite Statue, couche'e surune tombe de marbrenoir, representant Renee d’Orleans-Longueville, petite-fille de Dunois, morte en i 5 i 5 , ägee de 8 ans.
Jean d’Orldans , comte de Dunois et de Longueville ,etait fils naturel de Louis d’Orldans, dont j’ai ddjä parld. ILnaquiten i 4 o 3 . Des sa plus lendre jeunesse il donna les plusbelles espdrances de sa grandenr future; aussi Valentine deMilan, poursuivant avec chaleur la vengeance deson mari,assassiud par les.ordres du duc de Bourgogne , disait fort sou-vent qu’// n y avait aucun des enfans da duc son maryquifut si bien tailld ä venger cette mort que celuy-lä. Eineffet, d jura une liaine Immortelle aux Bourguiguons ; etnous lisons dans Mdzerai, qu’il expia Ie sang du prince Louisson pere , par celui de plusieurs milliers de Bourguiguonsqu’il passa lui-meme au fil de lepde.
Ce mausolde offre six bas-reliefs reprdsentant des sujefsdu martyrologe dans des pilastres arabesques, le tont executetres-ddlicaleinent en albatre.
Ce mouument, ddtruit en iycß, a etd restaurd tel qu’onle voit sur mes dessins ; je ine suis conforme au goüt dusiede en copiant les profils et en employant les ddtails pro-pres a caracldriser cette dpoque de l’art. Le bas du surcot deRenee d'Orldans est pointu, au lieu d’etre arrondi , et eile apar-dessus un manteau retenu par un fermail en pierreries:son cou est ornd d’un Collier de perles et de pierreries, ainsique la toque qui couvre ses cheveux : cette toque est sur-inontde d’une petite couronne ornde comrae ie Collier. Voicison dpitaphe, gravde en caracteres gotluques sur la table demarbre noir :
Ci gist tres - excellente et noble damoiselle Renee d’Or-eeans, en son vivant, comtesse de Dunois, de Tancaruille,de Montgommery, dame de Montreubellay , de Chasteau-Regnault :fille unique delaissee de tres-excellent et puissantprince etprincesse Franqois, en sonuiuant, duc de Longue-ville, comte et seigneur desdits comtels, et seigneurs connes-table he're'dital de Normandie, et lieutenant-ge’ne'ral et gou-uerneur pour le roi en ses pays de Guyenne, et de MadameFranqoise d’Alenqon, son e’pouse , pere et mere de laditedamoiselle : laquelle trespassa en l’aaga de 7 ans , au lieude Paris, le a 3 de may, l an 1825.