DU TREIZIEME SIEGLE. Il3
Je me propose de continuer dans celles qui me rcstentk produire.
Le premier consul Bonaparte, en visitant mon e'ta-blisseinent , parut extremement satisfait de mes tra-vaux ; et il ne put s’empecher de me le te'moigner avecson obligeance ordinaire; il me dit , en entrant danscette salle qui lui representait les edifices qu’il avaitparcourus dans son voyage d’Asie : Lenoir, vons metransportez en Syrie : je suis tres-content; con-tinuez vos rechei'ches , et j’en verrai toujoursles rdsultats avec plaisir. 1
Les tornbeaux que Louis IX fit eriger ä ses prede'-cesseurs ne sont que des cenotaphes ; car il est certainqu’anterieurement ä cc prince on piacait les corps desrois dans une grande picrre crcusce , recouvei te parune autre pierre simple; 2 et lorsqu’ily avoit une ins-
1 Ce lut trois jouvs apres l’inläms trame du 3 mv6.se ,que le Consul, saus gardes, seulement accompagn^ de sonepouse, vint visiter mou Etablissement. Ce lemoignage deconfiance de la part de Bonaparte, et du premier cliel’ de lanation fran^aise , me penElra proiondement. Ses paroles dou-ces et amicales sollt encore dans ma pensEe : il me pardon-nera sans doute le sentiment de reconuaissance qui les a tra-cEes dans cet ouvrage.
2 « Les tornbeaux des rois de la premiere race , depuisClovis, ne consistaient que dans une grande pierre profon-dEment creusEe, et couverte d’une autre en forme de voüte.On ne voyait sur ces pierres ni figure ui Epitaphe. G’Etaiten dedans qu’ou gravait quelque inscription et qu’on prodi-guait la magmlicence.
« Il parait que I’on necommenca ä mettre desepifaphessurles tornbeaux de nos rois, que sous la seconde race. Charlema-gne fut inlnimE assis. On desceudit son corps dans un caveau,apres l’avoir embaumE; on l’assit sur un tröne d’or. Il Etaitvetu de ses habits impEriaux , par-dessus un cilice. On luiavait ceint sa joyeuse ( c.’Etait le nom de son EpEe; ) sa teteEtait ornEe d’une chaine d’or, en forme de diademe: il avait unglobe d’or dans une maiu; l’autre main etait posEe sur le livredes Evangiles, qu’on avait placE sur ses genoux. Son sceptred’or et son bouclier Etaient appendus devant lui ä la muraille.On ferma et on scella le caveau, apres l’avoir rempli de par-ftimSjd’aromales et de beaucoup de richesses.» fSaint-Foix.)
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