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M O N U M E N S
de Paris; c[u’cnle pendit, et qu’il precha fort eldqueturnentdu haut de sa potence; qu’on lui coupa la tete pour i'etnpe-cher de parier ; qu’il prit sa tete enlre ses hras, qu’il la bai-sait eu chernin en allant ä deux lieues de Paris fonder i’ab-baye dont nous parlons. « Les Anciens honoraieut Bacchusft sous le uom de Dionysias ; c’etait son vrai 110m chez les« Grecs. »
Nous retrouvons dans la retombde du cadre qtii entourele bas-relief dont nous veuons de parier, deux teles de tigres;et si nous renvoyons nos lecteurs ä l’examen du grand por-tail de cet ddifi.ee, il y relrouvera tous les caracteres emble-matiques duculte naturel, dans lequel Osiris, Apollon, Bac-chus , Denis, Christ, le Soleil entin , sous des norns difie-rens, joueut le principal role. Qui ne sait p:is q.ue le tigreappartient essenliellement a Bacchus ; que ce dien se couvrede la peau de cet animal, et fältele ä son char ? On voit äla Bibiiotheque nationale un vase c.onsacre ii Bacchus , surlequel sont graves en relief tous les caracteres symboliquesde cette divinite, de sorte que ce morceau uuique est unereprdsentation generale des mysteres de la majeure partiedes religions connues.
Les trois couleurs dont on decorait les dglises gothiques ,viennent encore a l’appui de notre assertiou sur la religiousolaire, dite chretienne. Nous y voyons for, le bleu et lerouge. Les pretniers spetaires de cette religiou aimaient kretrouver dans leurs temples ces couleurs , sous iesquelles ilsddsiguaient la lumiere, le ciel et le feu; quelquefois ils em-ployaient le noir pour peindre les tdnebres ou le mauvaisgenie ; mais, dans cette occasion , cette coulenr dtait toujoursdominde par l’or , le Symbole de la hindere. II suffit devisiter les anciens ddifices qui nous restent, et qui ont con-serve dans leur interieur leur parure primitive, pour secon-vaincre de ce que j’avance. Ce sont ces motil’s qui in’ontddtermiud k rappeier ces couleurs mystiques dans les sieclesanciens que j’ai voulu peindre dans le Musee. L’or, le bleuet Jeciuabre, dtaient les couleurs consacrees a la representa-tion de la divinite. Bacchus avait un temple a Phelloe et iiPhigalie, dans lesquels sa statue dtait peiute couleur de cina-bre. En Grdce, on erigeait ii Apollon des statues d’or, dontle visage et les mains dtaient peiutes en rouge. Christ est re-presentd de meine, vetu de bleu et de rouge , et ayant lescheveux d’or. 1
1 II yavaitdans la ville de S. Denis, prfes le temple ^rige an Bacchusgaulois, Dionysias ou samt Denis , deux antrcs temples, I’un d^die äS. Michel ouPers^e, l’autre IS. Pierre ou Janus, comiae lui porte-o'efs.