DU MOTES A G E.
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un cep de vignc Charge de raisins, absolument dans la formedu lyrse de Bacchus, et surmontd d’une petite poinme depin que le sculpleur a repr^sentee ;i ses pieds , et qu’i) sem-ble avoir dep >s£e lä comnic le Ixiton sur leqtiel rl devaits’appuver; et l’ou saitque Dionysios est le nom que lesGrecsdonnaient ä Bacchus. J'iguore si les pretres qui dirigeaientalors la construction de ces temples dlaient instruits des res-semblances qu’ily avait entre cesdeux personnages, ou s’ilsfaisaient executer seulement par tradition ce qui pouvait lescaracteriser l'un et l’autre; mais ce qu’il y a de cerlain, c’estque tous les oruemens qui servent ä la ddcoration de cetemple de Saint-Denis , Dionysios Bacchus est chargd desattributs que l’on donne ä cetle divinite. Pav-lonl on voit lavigne, le lierre et les tigres y figurer. Bacchus est coupe eumorceaux par les Mdnades ; Denis est mis ä mort de la inememaniere : on lui coupe la tete sur le mont de Mars, monsMartii , dout on a fait Montmartre. 1 Bacchus est mis dans utitombeauj sa mort est pleurde par des lern nies. Des saintesfemmes recneillent le corps de Deuts; elles pleurent sur sesrestes infortunds, et Je placenl dans un tombeau, sur lequelon a biiti le temple dout je parle. Bacchus ressuscite. Denis,apres avoir snbison supplice, se leve, au grancl dtonnemeutdes spectateurs, ramasse sa tete qui venait de tomber sousle fer de ses assassitis , et marche. ( Voyes Hilduin et Me-thodius. ) Ce bon Denis, patron de la France , (dit Voltaire)est un samt de la facon des moines : il ne vint jamais dansles Gaules. Voyez sa legende dans les Qucstions sur l’Ency-clnpedie, ä l’article Denis: vous apprendrez qu’il fut d’aborderde eveque d’Alhenes par saiut Paul, qu’ii alla rendre unevisite ä la vierge Marie, et la complimenta sur la mort deson fils; qu'ensuite il qui.tta l evechd d’Alhenes pour celui
1 II parait cerlain qu’il y avait ancienncment a Montmartre untemple de Mars; et, suivant Abho , au pied dudit mont £tait leCliamps-de-Mars , oii les rois de la premikre race faisaient tous lesans , au premier jour de raai , elever leur trönc , s'y pla^iient pubii-quement , et donnaient audience au pcuple pour tout le reste de l’an-nee , et lä recevaient et donnaient des pr^seus que l’on nommaitestrines; domier des etrennes, etc., est l’origine de cet usage. Jeande Serres , vonlant prouver l'autorite du maire du palais sous lesderniers rois de la premiere race , s’cxpriiue ainsi : « Dorenavant ,en cetle premifere race , on ne verra plus nos rois qu’uue fois l’an , lePremier jour de mai, dessus leurs ebars tout garnis de verdure et detleurs , lirds par qualre boeufs , pour se rendre au Champs-de-Mars.Qui aura affaire ä eux , qu’il les cherche en Jeurs chauibres parinileurs pas-e-temps ; mais qu’i! se garde bien de leur parier d'dffaires }car il sera rcayoyü au maire > qui fait se qui est de Tiilat.»