DU MOYEN AGE.
iioms d’Höloi'seet d’Abdlnrd, qui se repetent a I terna tivement;l’inscriplion suivante les sdpare : AEISTMEIEnAErMENOI.Enfonc^s dans la tombe , ils s’aiment toujours , ces epouxamans : l’on croit entendre, ä travers la pierre qui les cou-vre, s’^chapper des soupirs de tendresse et d'amour; l’air estfrappd de leurs doux accens, et la plainfive Echo rf^pete detons colds : He'loi'se, Abelard! Abelard! Ileloise ! 1
La statue d’Heloise, que l’on voit sur le lombeau , est unefigure de femme sculplde de ce temps-lä, ä laquelle j’ai faitmettre le masque d’Hdloise.
Tons les auleurs qui ont £crit sur les antiquilds de Parisparlent des rnedaillons d’Heloise et d’Abelard , placds dansle cloitre Notre-Dame , sur la fa^ade de la maison qu’occu-pait Fulbert, oncle perfide d’Hdloise , et Partisan de tousses malheurs. Qui n’a pas observe que ces mddaillons sontde mauvaises contrelacons, ou des monumens anciens d^gra-d£s par des restaurateurs ignorans ? Si j’examine d’abordcelui d’Hdloi'se , je remarque que l’on a donne ä cette femmeun costume en usage dans lecommencement du dix-septiemesiede, et non celui de son temps. J’y vois la fraise et le c.or-set ajustö , tel qu’on le vöit aux slatues de Catherine deClermont-Tonnerre, de madame de Gevres, etc., conserv^esdans ce Mus^e. Les moustaches que l’on a donudes a la teted’Abdard, jointes ä l’ajustement ridicule d un manteau n laromaine, dont on lui a couvert les dpanles, tont sei t ä c.ons-tater l’^poque que j’assigne ä ces mddaillöns ridicules , queTon croit encore aujourd’hui les vdritables portraits d’Hd-loi'se et d’Abdlard. II est pr&sumable auSsi que ces bustesetaient fideles dans leur origiue ; mais je pense cju’ils ont ^töddruits par les changemens que l’on a fnits a cette mai-son , le berceau d’H^loi'se, et qu’ils ont 4 t 6 enlierement re-laits, comrae je l’ai avancd plus haut , par des sculpteursmddiocres.
Abdlard mourut au prieure de Saint-Marcel de Chalons-sur-Saone, le n des calendes de mai (er avril) 1142. Ilyfut inhumA Au mois de noveinbresuivant, Pierre de Clunyfit enlever furtivement son corps , et l’euvoya ä Heloise auParaciet. Elle placa le cercueil de son amant dans une cha-pelle qu’Abölard avait fait construire, et qu’on appelait lePetit - Moustier. La tombe dtait partie dans la tief, partiedans lechceur des religieuses. Hüloise expira le ditnanche 17
1 N’ayant pu me procnrep de type* surs de ces personnages , j’aifail monier U*ur tete de mort 3 que j’ai reinist* au sculpteur JDcse-iae,qui eu a forui£ leurs lmsles, qui orueut co Musfo.