C E L T I Q U E S. jy
lidvre : on donnait ä ce Mercure le surnora de Cessonius ,Les faunes , les silenes, les satyres, qui coinposent toujoursJe cortdge de Bacchus, porlent des ereiltes semblables äcelles que l'on domie au Mercure Cessonius dont je parle ;ce qui me ferait croire que cette diviuitd est lä comme suitede Bacchus , qui sernble le pröceder; car, malgvd les ruinesdu motiument, on apper^it des grappes de raisiu qui coiff'entla tete du personnage qui suit notre Mercure Artdien. Bac-chus et Mercure convieunent parfaitement dans cette occa-sion , puisque ce monuineut a et6 erig6 par des gens quiout toute raison d’honorer Bacchus, le principe de ia Vege-tation et de la reproduction annuelle, sans laquelle leur com-merce serait sans activitö.
Les figures qui paraissent a demi-nues et casqu^es, sonl -sans doute des Gaulois preis ä combattre. Tite-Live et Pau-saniasdisent que les Gaulois cömbattaient uns pour etre pluslibres. C’est pour cela qu’ils avaient des boucliers plus grandsque les autres peuples. Celles qui onl des casques, les ont ala gauloise, qui ont de grandes emiuenres , ainsi que l’an-nonce Diodore. Le cassis des Toscans est sans doute cettearmure de tete , d’ou vient par succession de temps, notreterme de casque. L’ornement au bras droit que l’on remar-que ä plusieurs figures de ce monuinent, est sans doute celuique Strabon dit etre en usage chez ces peuples sous le noiade brace.lets, qu’ils porlaient soit au bras, soit au poignet.
Le monument qui suit est tellement ruind, qu’il est im-possible d’y rien ddcouvrir. Les Gaulois elevds aux premihresdignitds dtaient vetus d’dtofles d’or, et portaient des Colliers,des bracelets aux poignets et au haut du bras; dans lescd-r^monies religieuses ils dtaient toujours vetus de blanc.Schedius avance qu’ils portaient des souliers ou sandales debois pentagones; mais rien n’est moius cerlain que son opinion.
N° 425.
Nekalennia.
Ce fte fut qu’en 1646 qu’on fit la decouverte deNelialennia , deesse adoree dans le fond de la Ger«manie.
Le 5 janvier, un vent d’est soufflant avec violence vers JaZ^lande , le rivage de la mer se trouva ä sec proche d’Oe;~bourg, dans l’ile de Waicheren, et on y appercut des masuresque l’eau couvrait auparavant. Parmi ces masures dtaieut des