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Le rapprocliement de la fable ä des fiiils iiistoriques qnise trouvent dans la vie de Mdldagre, le voyage en Colchidequ'il litdans sa jennesse, pour laconquete de laToison-d'Or,son alliance avec Jason, Thesee , Caslor et Lollux, qu’on luidonne pour compagnons, tant eil Colnhide qu’ä la chasse dusanglier de Calydon, 1 * jetlent beaucoup d’obscuritd sur cepersonnage, et l’ou pourrait croire que Meleagre n’esl qu’unetre imagiuaire , clevemi ceiebre par les poetes qni l’ontchanle. Chez les anciens peuples , les poetes furent les pon-tifes et les chantres des religious , et les alldgories qu’ils em-ployerent dans ces poemes plurent gdndralement; les cliosesles plus simples se personnifiereut ainsi , et devinrent desetres mystiques, auxquels ou a fait jouer un vole; et par la■suite des temps l’origine de ces allegories s’etant effacee,ona pris pour une realild, ce qui n’etait que le fruit d’une ima-gination poelique. a
Ainsi Mdleagre , considdrd comme un des plus signa lescompagnons de Jason dans cette expddilion ; 3 et Jason , ä
‘ Calydon , ancienne ville d’Etolie, sur le Seme Aclidloiis ( au-
iourd’liui -läspropntamo. ~) Les Curetes habitaient l’ancienne ville de.Plourone , sur le fleu \e Eeenus ( aujourd’hui Fidari , ) dans la meineeonlrde.
3 Nous avons de ces exemples dans nos legendes chrdtiennes : parexemple , sainle Marguerite (Margarita ,J sainte Genevieve fjanuanoi>a ,J ne son/ que des chos.es personnifides et divinisdes, ainsi quesaint T^oulst.
II y avait ä Paris, dans le temple dit Sainl-Sdpulcre, rue Saint-Denis , trois tableaux immenses peinls ü l’huile , et divisds parcorn-parlimcns. Ces tableaux representaient les principaux sujets de laprdtendue vie de saint Voulst, en grande vdndration dans ce temple;on y remarquait ses voyages en Espagne et les miracles qu’il faisaitsur les l’oules , son emharquement, etc. J’observai au pretre qui mefaisait voir ces tableaux, que son saint Voulst dtait peu connu, etqu’il me paraissait apocryphe ; aussi, me dit-il , fail-il des miracles :c’est tout ce que j’en ai pu tirer. Apres avoir bien examind ces pein-lures, et rdflechi sur Ieurs sujets, je m’appercus que saint Voulstfinit, malgre ses miracles, par etre crucilid comme Christ; que Voulstdtait un composd Ae vultus, face, et que le prdtendu saint Voulstelait la sainte face que Fon avait personnifide , et ä laquelle on avaitfait jouer le röte d’un etre vivant.
On aurait pu conserver ces tableaux, malgre la mddiocritd de leurexdcuiion; mais ils ont dtd transportds ä l’hötel de Nesle, et vendusavec d’autres objets de curiositd.
3 (Argnnautiques , cbant premier , pohme d’Apollonius.) On vitaussi paraitre denx autres fils de Neptune, Erginns et le fier Aucde,tous deux dgalement habiles ä combattre et ä faire manoeuvrer unvaisseau; ils furent sums du cdlhbre Mdleagre, fils d’CEnee et de Lao\coon son oncle. On cornptait Mdleagre pour un des premiers aprfesI-Iercule , pour le courage et la force hdroique. Lä etaient aussi Iphi»clus , fils de Tfiestius, du sang de Vuleaiu.