ANTIQUE S. 4-3
Bacchus, sa grace , sa gaiete naive, tont y est exprime avecc.ette douceur profonde qui pdnelre et Schaufle peu ä peu; sabauche entr’ouverle est caJme, et l’ardeur de lamour coloreses levres.
D'apres Jes naluralistes qui out le mieux examin^ les mar-bres de la Grec-e, sur lesquels s’exei^aieut les sculpteurs deces contrdes heureuses, il parait certain que leurs marbresblaiics n'^taient point veinds , et que ceux qu’ils avaient par-ticulierement affectionnds , se tiraient de l’ile de Paros etdu mont Penlelicien , dans l’Attique. Le premier est remar-quable par sa blancheur laiteuse et transparente, qui le rap-proche du coloris de ia c.hair ; il est dur, et recoit par sasolidite toutes les finesses de l’art; au travail il s’en ddgageune odeur de soufre qui le fait.aisdment reconnaitre. Le se-cond estd’un blaue plus gris, et d’un grain plus gros, et parconsöquent moins facile ä sculpter. Tousdeux sont form^s depetits cristaux rhouiboidaux spathiques, qui, unis , semblentetre des grains d’un sei blanchatre, qui en raison de leur cris-tallisation ont une saine transpareuce. Ou tirait aussi des en-virosis de Lesbos des marbres qui ressemblaient beaucoup äceluj de Paros.
N. B. Ceux qui voudront se procurer des platres de cette s.tatue etde diff^rens bas-rcliefs prdeieux, pourront s’adresser au cit. Lenoir,conservateur de ce Musle , qui en a fait faire les creux avec soin*Ces platres seront revetus d’un cachet; et le cit. Lenoir prävient quetous les modales qui ne porteront point ce caractfcre accompagn^ desa signature, seront contrefaits.
N° XIII.
Du mente lieu.
Archetype d’une statue antique, de marbre de Paros,represenlant Mcleagre.
Les relations de l’antiquite sur Mdldagre sont tres-incom-pletes : la fin tragique de sa vie est ce qu’eüe nous a laissede plus remarquable. Pausanias prdtend que Phrynicus dis-cipie de Thespis , fut le premier qui mit au jour Ja fable dufatal tison qu’Allhüe avait recu des Parques, et qu’elle jetaau feu pour consumer les jours de son bis. « Meleagre, ditle poete, ne put dviter Ia mort; sa cruelle mere mit le feuau tison fatal, et du meme feu son mallieureux fils se sentitconsumer. »
1 Phrynicus, Grec, poete tragique, vivait vers l’an 5l2 avant notre&re.‘ Il fut le premier qui jntrodujsjt des femmes sur le thdätre,