18 INTRODUCTION.
gucrre les maintint long-tcmps dans lignorance et dansla barbarie.
Les anciens Gaulois, guerriers par necessite, s’occu-paient peu des beaux-arts. Les forets et les champs etaientleurs temples. Des elevations en pierre brüte et sans orne-ment leur servaient d’autels.
II nous reste peu de monumens de ces peuples sau-vages: ceux qui nous sont parvcnus, annoncent un com-mencement de civilisation, puisqu’ils sont revetus de bas-reliefs et d’inscriptions.
On voit dans ce Muse'e six pierres celtiques dont laforme est carree, et qui paraissent etre les debris d’unautel erige a Jupiter, sous le regne de Tibere, par desParisiens commercant par eau, ainsi que l’annonce l’ins-cription suivante, gravee sur l’une de ces pierres:
TIB. CAESAREAVG. JOYI OPTVMO.
MAXSVMO (Ara) MNA VT AE PARISI ACIPVBLICE POSIERVNT.
Ces monumens , trouves ä Paris dans le cliceur deNotre-Dame, en faisant des fouilles, ont ete publie's laraerne annee ( 1711 ) par Baudelot, Moreau de Mau-tour , etc. et depuis par Felibien.
Piganiol pre'tend que Notre-Dame a ete batie sur lesdebris d’un temple dedie' ä Jupiter.
Childebert, en 554 , ordonna demolitiondes templeset des idoles de'dies ä un autre culte que le sienj ainsil’opinion de Piganiol peut etre fondee.
Les Goths, pendant leur sejour ä Rome, produisirentpeu de monumens, soiten sculpture, soit en architecture.
Theodoric , beau - freie de Clovis, lit construire äRome, et dans les principales places de la Romagne,plusieurs eglises que l’on y voit encore, toutes d’un genretres-eloigne du beau, et d’un gout gotliique qui lut imite,non seulement dans toute l’Italie, mais encore dans toutel’Europe.