i4 INTRODUCTION.
Le merae auteur parle aussi de statues en pierre et enbronze qui decoraient cctte superbe ville.
Les Egypticns n’avaient que des notions legeres de lapeinture: il est aise de s’en convaiucre en examinant lesdessins qu’ils nous ont laisses sur les bandelettes et lescoffres de leur momies. Ces figures ne sont que des hie-roglyphes mal dessines et peints en delrempe. Tout etaitmyslique chez ce peuple religieux, et la Superstition avaittellement arrele les progres des arts ati milieu des Scien-ces, que leurs statues repoussent au lieu d’attirer.
Ces peuples, qui rapportaient tout ä leur culte, com-mencerent ä s’occuper de la sculpture et de l’architecture,dit Pline, livre 56, chap. 13 , en parlant du superbelabyrinthe dedie au Soleil sous Psammeticus.
Les eolonnes, les pyramides- les obelisques et les autresmonumens en granil et en porphyre, transportes depuisen Italie, sont des preuves du genre d’architecture pra-tique chez les Egyptiens. 1
Tacite, dans sa narration sur les T^ojages de Ger-manicus ä Thehes , dit formellement que cette villeetait rempüe de monumens superbes: deja, ä cette epo-que, eile avait e'te ruinee.
Argos, Sicyone et Athenes, ont offert, presque desleur berceau, des monumens des arts. Le cheval de bois,le bouclier d’Achille, les penales qu’emporta religieuse-ment Ene'e, le palladium de Troie, sont des auloritesqui attestont la pratique des arts dans l’Asie-Mineure.
Les arts florissaient e’galement chez les Carthaginois.La statue d Apollon, erigee dans le temple de ce dien auporl de Carthage, les depouilles des maisons et des e’di-fices publics que les soldats de Scipion emporterent, etque ce general fit servir ä son triomphe; le bouclier d’As-drubal, si renomme par la per fee Lion de son dessin etde sa ciselure, qu’il fit appendre au Capitole; tous cesmonumens prouvent assez que le goüt des arts est un
1 Lp cit. Denen vient de publier unexcellenl et bei ouvragesurlaBasse etHaute-Egvpte,que l’on doit consultersi l’on veutprendre une id^e exacte des inonumeus de ce peuple savaut.