6 AVANT-PROPOS.
le sang qu’il a verse. Pilon, ton ame sensible a du souffrireil modelanl cette tele. Medicis, richement velue, aug-mente le nombre de ce cortege d’assaSsins; le sonrirede la seduclion qui colore ses levres, deguise les trailscriminels de son ame. Le busle de l’illustre Montaigneadoucit les Souvenirs amers que laisse la vue de cesimages. El toi, Lhospital, Thonneur et la gloire de tonsiede, couche dans la lombe on te re'vere, et chacunporle sur ta bouche le baiser de l’eslime. L’oeil du savantdierche la statue de cette femme celebre qui sut s’ins-truire au milieu d’une cour perverse. Claude-Catherinede Clermont-Tonnerre, familierc avec la langue iatine,rernporta sur Cliivcrny et Birague le prix d un discoursqu’elle avait compose pour la reception des ambassadeursde Pologne.
Vous, artistes celebres, dignes successeurs de Phidiaset de Praxi tele, voüs qui avez su par votre art donnerau marbre 1’ame des Voltaire, des Pascal, des Rous-seau, des Montaigne et des Montesquieu; et toi, Cliau-det, remarquable par ta sensibilite profonde , et sur-tout par l e'legance des formes dont tu as forme Cypa-risse; vous tous, tournez vos regards vers le mausole'edu premier sculpteür francais , de Goujon , qui peritvictime d’un complot sanguinaire. Artistesce'lebres, vousetes ses dignes successeurs; Timage do ce statuaire su-blime vous erneut; Michalon , avec le secours de .son art,a tire de Toubli ces traits de Timmortel Goujon, et laRepublique reconnaissante a eleve ce monument a samemoire.
Cette belle colonne, qui monteavec majeste jusqu’auxvoütes de cette salle, iut erige'e au grand Montmorency.Quel est, demandez-vous, ce magnifique catafalque ornede quatre nymphes qui soutiennent un sarcophage surlequel on vo t a genoux une beaute celcste ? c’est la veuvede Breze, Tamante de Henri II. C’est cette femme quiatlirait tous les cceurs par son esprit et sa grace. Je lavois encore aux genoux de Francois 1 er , solliciter enfaveur de son pere, et je crois lui entendre re'pondre,