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spéciaux : le Gouvernement a pensé qu’il n’en pouvait trouver de plus propresà ce travail que les directeurs, inspecteurs et contrôleurs des contributionsdirectes, déjà tous instruits des principes de la contribution foncière; il y trouvaitd’ailleurs cet avantage, que, ces employés étant déjà rétribués, il n’avait à leurallouer, pour le cadastre, que de modiques indemnités pour frais de déplace-ment, de papiers, d’impressions et d’expéditions.
Le cadastre étant devenu, de leur aveu unanime, la partie la plus difficilede leurs attributions, vous avez pensé qu’il devait influer plus directement surle placement et l’avancement des employés.
Quelques conseils généraux ont demandé la suppression de ces directions;mais la triste et trop longue expérience que l’on a faite depuis 1790 jusqu’en1800, que, sans employés ad hoc il était absolument impossible d’avoir desrôles, et par suite des recouvremens, ne laisse pas le moindre doute sur laconservation de cette administration, la moins coûteuse de toutes celles quiexistent, et dont la chute entraînerait inévitablement celle des finances et ducrédit public.
Le cadastre s’exécutant d’après des principes uniformes et des instructionsqui sont entre les mains de tous ceux qui y coopèrent, il est à présumer,Monseigneur, que les évaluations sont faites dans tous les départemens avecune égale exactitude, avec la meme fidélité.
Il a pu arriver cependant, et il est arrivé quelquefois, que les évaluationsd’un canton étaient affaiblies, soit parce que les experts avaient opéré avecmoins de soin ou moins d’intelligence, soit parce que l’assemblée cantonaleavait demandé une diminution générale sur les estimations, et que le préfetl’avait accordée.
Dès l’origine du parcellaire, le Gouvernement sentit la nécessité de veillerà ce que les évaluations fussent faites par-tout avec la même fidélité. A cet effet,il nomma douze inspecteurs généraux du cadastre, qui, chargés chacun de dixdépartemens, y révisaient toutes les parties de l’opération , s’assuraient si lesinstructions étaient uniformément exécutées, et constataient le degré d’exactitudedes évaluations.
Les inspecteurs généraux remplirent avec soin leur mission pendant les sixpremières années ; leurs tournées furent interrompues en 18 14 et 18 1 ^, et re-prises en 1816.
Lorsqu’après un examen approfondi l’inspecteur général reconnaissait que les