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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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établi uniquement daprès le prix des baux: pour sen convaincre, il suffit dejeter les yeux sur les articles 557 et suivans du Recueil méthodique. Les bauxne sont quun régulateur auxiliaire, quune espèce de contrôle dont lexpert sesert pour sassurer de lexactitude des évaluations.

Lexpert trouve quen appliquant ses évaluations provisoires à un bien affermé,le revenu serait de 779 francs. Ce bien est affermé par bail 800 francs. «Il« peut, dit larticle 586, adopter sa première évaluation de 779 francs, ou« la seconde de 800 francs, ou prendre un taux intermédiaire de 780 ou» 790 francs; il doit consigner les motifs qui lont déterminé à prendre lun« de ces trois partis (art. 586 et 587).»

Cela est si vrai, que larticle 564 prévoit le cas un propriétaire à grandetenue se plaint de ce que son revenu est évalué au-dessus de son bail.

Larticle y 66 est encore plus positif; il admet le propriétaire à réclamer deson fermier ja part de contribution qui frappe sur la portion de revenu dont jouitce dernier.

Ce nest donc nullement par leffet des baux que le bénéfice du fermier estdéduit dans lévaluation des revenus affermés ou non, mais par leffet de lex-pertise elle-même.

Après avoir établi Je revenu brut dun arpent, on fait les déductions desfrais de culture, de récolte, dentretien, de transport au marché, et on lesfait comme si, à chaque fois que le fermier emploie des hommes, des voitures,des chevaux, il les louait et les payait pour ce travail isolé. Or le fermier emploieses enfans, ses valets, ses chevaux, ses voitures, qui, lui servant à une foule dautresusages, lui coûtent bien moins cher; cest ce qui, avec les produits de la basse-cour, &c., compose le bénéfice du fermier.

Ainsi les pays de petite culture sont absolument traités comme ceux degrande culture, et le vœu du conseil général de la Haute-Garonne se trouverempli. Cest ce que prouvent évidemment les citations précédentes du Recueilméthodique.

La dernière des observations tirées des procès-verbaux des conseils générauxporte précisément sur le peu de publicité donnée à ce recueil : ils se plaignentde navoir pu se le procurer.

Le Gouvernement na fait, dans Je temps, tirer que 4 °°° exemplaires,nombre nécessaire pour le distribuer à tous les agens du cadastre : il en a étéenvoyé un à chaque préfet, un à chaque conseil de préfecture, un à chaque

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