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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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quil y ait des parties ménagées. Ce que des départemens paient de' plus, lesautres le paient de moins : il y a donc une partie des départemens dont lescontingens sont trop forts, tandis que et parce que les contingens de lautrepartie sont trop faibles.

Si la répartition générale est lobjet des plaintes, il ne doit y avoir quunepartie des départemens qui se plaigne , lautre partie doit garder le silence :or cest ce qui nest point; les réclamations sont communes à tous les dépar-temens; donc elles nont pas pour objet la répartition générale, qui nintéressequune partie dentre eux.

11 ne devrait de même y avoir quune partie de MM. les députés qui de-mandât vivement la rectification de cette répartition ; or ce vœu paraît presqueunanime.

Je crains que MM. les députés, ainsi que les conseils généraux, à un justesentiment des plaintes quexcite la répartition, ne joignent pas une idée aussijuste de la cause de ces plaintes.

On a vu , page 12 , quil existe quatre répartitions; entre les départemens,entre les arrondissemens, entre les communes et entre les individus.

Je crois quen y réfléchissant, on reconnaîtra que cest cette dernière quiest la cause véritable des plaintes, et sa-rectification le véritable objet du vœudes propriétaires.

Cette opinion est fondée sur ce que les vices de la répartition individuelleexistent dans toute la France, et quil nest pas étonnant, alors, que tous les dé-partemens, tous les conseils généraux, tous les membres des deux Chambres,saccordent à en demander la rectification.

Examinons maintenant quels seraient les effets dune opération qui se bor-nerait à rectifier la répartition générale.

Cette rectification peut sopérer en diminuant les départemens surchargés,et reportant le montant de cette diminution sur les départemens ménagés:alors le total de la contribution reste le même ; le Trésor royal ne perdrien.

Mais il est une autre manière plus douce darriver insensiblement au mêmerésultat ; cest dopérer par dégrèvemens seulement, et de diminuer les contin-gens trop forts, sans augmenter ceux qui sont trop faibles : alors lEtat fait le

sacrifice du montant de ces dégrèvemens.

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