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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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2 . OBJECTION.

Difficulté de faire cadrer les évaluations de deux communes expertisées à

vingt ans de distance lune de lautre.

De toutes les objections que jaie entendues contre le cadastre, la plus forteest celle qui consiste en ce que les dernières expertises, daprès la durée pré-sumée du cadastre, sexécuteront vingt ans plus tard que les premières : « Pen-» dant ce Japs de temps, observe-t-on, le renchérissement des denrées et les33 améliorations de 1 agriculture auront augmenté les revenus des communes33 cadastrées les dernières : alors les évaluations de ces communes seront plus33 fortes que celles des communes cadastrées au commencement de lopération.30 Ainsi, légalité que lon cherche à établir nexistera pas entre des estimations33 faites à quinze, dix-huit, vingt ans de distance les unes des autres. >o

Remarquons dabord que les évaluations, à quelque époque quelles se fassent,ont pour base le prix des denrées, daprès les mercuriales des quinze années de1783 à 1790, et de 1797 à 1 809 , et que les baux dont on fait usage sont prisdans la meme période. Ainsi, le renchérissement progressif des denrées ninfluepas sur les estimations, et les communes expertisées en dernier lieu seront trai-tées à cet égard comme les autres.

Lobjection ne porte donc plus que sur les améliorations de lagriculture.

«Deux communes, dira-t-on, ont un revenu de 30 mille francs chacune; de33 part et dautre, les propriétaires commencent, en 1818, des améliorations qui,33 en définitif, élèvent les deux revenus à 35 mille francs : mais la première a été33 cadastrée en 1816, deux ans avant les améliorations, et na été évaluée quà33 30 mille francs ; la seconde, cadastrée en 1825, postérieurement à son accrois-33 sentent de revenu, est estimée à 3 y mille francs; leurs revenus sont égaux,33 leurs évaluations ne le sont pas ; il y a injustice. 33

Voila lobjection présentée dans toute sa force.

Il faut bien un point de départ fixe pour établir un cadastre, et ce pointne peut être autre que létat des choses au moment on lentreprend danschaque commune.

Il n en résulte aucune injustice pour celui qui, dans lintervalle de lopéra-tion generale, aura amélioré la culture de ses terres dans une commune non