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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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sert quà faire connaître, encore très-imparfaitement, les facultés respectives descommunes.

3. 0 Fixé désormais, par des calculs positifs, sur la durée et la dépense duparcellaire, on doit croire que les écrivains qui traiteront cette matière, naffir-meront plus, daprès des données prises au hasard, que son achèvement demandecinquante, soixante ans de travail, et une dépense de 150,-180 millions ; etque nos descendans seuls en verront les résultats, lorsque déjà plus de six millecommunes jouissent de ses avantages.

4. 0 On pourra dire encore que le cadastre a été reçu, dans lorigine, avecpeu de faveur, ce qui fut vrai tant quil sexécuta par masses ; mais, après avoirparcouru la liste des propriétaires, des communes qui sollicitent le cadastre,qui font lavance des frais, les opinions des cantons cadastrés, et celles desconseils généraux, on ne doutera plus que le parcellaire nait réellement pourlui lassentiment national.

5. 0 Les plaintes contre lexécution de larpentage doivent cesser également,lorsquil est prouvé que pas une des dix mille communes arpentées na réclamécontre son plan, que pas un des conseils généraux na élevé de critique contrela partie dart ; et sil restait quelques doutes sur ce point, ils devraient êtredissipés en voyant un savant illustre, et le corps si instruit des ingénieurs-géo-graphes, associer le cadastre à la Lelle entreprise de la carte générale de laFrance, et, par cette association même, assurer encore davantage lexactitudedes opérations cadastrales.

6.° Quant à la partie plus difficile, celle des évaluations, ses principes et sesprocédés pourraient toujours être revus et modifiés, sil y avait lieu, par les deuxChambres.

7. 0 Enfin la lecture de ce Rapport, les faits qui y sont cités, et dont réalitéest incontestable, doivent avoir convaincu les partisans du cadastre par masses,que cest improprement quils lui donnent le nom de cadastre, et quil nen ajamais existé de ce genre, ni dans aucun temps ni dans aucun pays ;

Quil a été essayé en France pendant cinq ans, et que lexpérience la faitabandonner par ceux qui avaient le plus grand intérêt à le soutenir;

Que lexactitude des plans de masses est aussi difficile à vérifier, que celledes parcellaires est facile;

Que toutes les raisons énoncées en faveur des plans de masses reposent surlargument suivant, qui se trouve vingt fois dans louvrage le plus étendu sur

cette