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Rapport présenté au ministre secrétaire d'Etat des Finances par le commissaire royal du cadastre
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ieur session était terminée, il invita les Préfets à en consulter les membres indi- 1807.viduellement : limmense majorité de leurs vœux fut pour le parcellaire.

Ce nétait pas assez encore : le Ministre convoqua une assemblée, présidéepar M. le chevalier Delambre, Secrétaire perpétuel de lacadémie des sciences,et composée de Directeurs des contributions et dingénieurs du cadastre. Danscette réunion, qui dura quinze jours, on reconnut la nécessité et la possibilitédu cadastre parcellaire, et lon arrêta les principes et les procédés qui devaientêtre suivis dans son exécution.

Cest ainsi que dessais en essais, et instruit par cinq années dexpérience, on 1808.revint à lavis de la commission de 1802, et à la loi de lAssemblée cons-tituante, sanctionnée le 16 septembre 1791 par Louis XVI.

Tous ces faits, sans doute, étaient ignorés par les orateurs et les écrivainsqui ont dit ou répété que le cadastre sétait glissé furtivement dans nos institutions ;que le despotisme avait établi la conscription des hommes et la conscription des terres ;que c était une conception gigantesque de Bonaparte une opération purementfiscale, &c.

Non, le cadastre ne sest point glissé furtivement : demandé par les cahiersdes assemblées électorales de 1789, discuté et décrété par lAssemblée consti-tuante, sanctionné par Louis XVI, et suspendu par les troubles politiques, ilna été repris, en 1808 , quaprès que lon eut tenté tous les autres moyens, etavec lassentiment de presque tous les membres des conseils généraux.

Cest une grande entreprise à la vérité, mais qui na rien de gigantesque ;cést une conception qui remonte aux temps les plus reculés ; et de toutes lesentreprises exécutées sous le gouvernement de Bonaparte , cest celle à la-quelle il fut toujours personnellement le plus étranger.

Enfin si le cadastre eût été conçu dans des vues fiscales, on se serait bornéau cadastre par masses, qui aurait donné des bases suffisantes pour*augmenterlimpôt, et lon naurait pas entrepris le parcellaire, qui est principalement utileaux propriétaires, et na dautre intérêt pour le gouvernement que celui dêtrejuste et paternel.

Après avoir donné le détail historique de tout ce qui sest passé relativementau cadastre, je dois expliquer le plus succinctement possible les principesd après lesquels il sexécute, et les moyens par lesquels on procède à cetteexécution.

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