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Les dix livres d'architecture de Vitruve
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LIVRE X. ^

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pas grand effet. I9 II avoit promis d'expliquer la ftru&ure de **la machine montante , qui eft Ch. XIX.appelle Epibathra , & des ir machines navales avec lefquelles on peut entrer dans les na- ^Jj2^vires : mais j'apprens avec regret qu'il n'a pas exécuté fa promette.

Apres avoir parlé de la ftructure des machines dont Diades a écrit, il me refte à dire ceque j'en ay appris de mes maiftres, & à quoy elles peuvent eftre utiles.

par Alexandre -, car l'autorité de ce dernier Hiftorien, ne ledoit pas emporter fur les deux autres.

19. Il avoit promis. Athénée fait la mefmeplainte contre Diades ; ce qui peut faire croire, ainfi qu'il aelle dit, que Vitruve a traduit d'Athenée ce qu'il rapportede Diades , & qu'iln'a point lu le livrede Diades.

zo. L a machine M o n t An t E. Je corrige le mot

C H A P I T

acceffus que je croy avoir elle mis au lieu d'afcenfus ; y ayantapparence que cette machine eft la mefme que Vitruve aappellee au commencement de ce chapitre afctndentem ma-chinarn.

ii. Des machines navales. Il y a apparenceque ces machines font celles- mefmes dontPolybe a faitla defcription.

RE XX.

D

Comme Ce fait la Tortue far le moyen de laquelle on comble

lesfife^

LA Tortue dont on fe fert pour remplir les foffcz & pour approcher des murailles àcouvert, febaftit en cette manière. On fait une bale quarrée appellee en Grec Ef-

* chara , dont ' chaque cofté eft de vingt-cinq piez : ces coftez font joints par quatre tra-verfans qui font arreftezpar deux autres épais d'une dix-huitiéme partie de leur longueur,& larges de la moitié de leur épaiffeur: ces traverfans doivent eftre diftans l'un de l'autre

** C environ d'un pié &: demy, & t dans chaque intervalle, il faut mettre par deffous ? de pe-tits arbres appeliez en Grec amaxapodes , dans lefquels tournent les eiïieuxdes roues quifont affermis avec des lames de fer. Les petits arbres font ajuftez en forte, que parlemoyen de leur pivot & des trous dans lefquels font paffez des leviers, on adrelîe les rouesau droit du chemin que l'on veut tenir, foit qu'il faille aller à droit, ou à gauche, ou de

* travers. De plus on pofe fur la bafe une poutre de chaque cofté, 4 qui a fix piez de faillie,

mettre par dessous. Cela fignifie, ce me fem-ble, que chaque petit aibre AB, foûtient deux traverfansC D ; que le petit arbre par le haut A ,a une groftêur pareil-le a la diftance des traverfans C D ; & quil eft plus largeparle ba> B , afin de foûtenir les traverfans, & de pouvoirembrafter les roues & la lame de fer E F, qui revcft en de-dans la mortaif. du petit arbre à l'endroit il embrafle laroue, pour fortifier cette morraife.

3. Dts pïtits arbres. J'en ten s que ces petits ar-bres efloient des pie-

C h. X X.

Grille.

Piez. de chariot

1 Chaque coste'. J'entens que ces coftez fontM quatre pouties A A B B , qui font un chaffis quarré; queles quatre traverfans font B B B B -, que les deux autres tra-verfans font C C , & que cela compofela premiere bale quieft un double chaffis -, que la poutre qui eft mife de chaquecofté fur la premiere bale eft la poutre D , qui a ux piez de^ faillie & que les deux autres qui font miles fur ces premie-D res avec fept piezde faillie , font E E , qui jointes avec escontres FF font une féconde bafe ou chaffis fur lequel lespoteaux font élevez. Cela eft fait ainfi , afin que les roues

appellees Amaxipodes foient couvertes par la faillie ducrand chaffis E E. F F , qui eft la féconde bafe de la Tortue,poféefurle double chaffis, ou premiere bafe A A , BB, CC,dans les coins duquel font les Amaxapodes.2 . Dans chaque intervalle il faut

ces de bois cylindri-ques A B , dont lamoitié d'enhaut, A ,eftoit plus menuepour former un pi-vot qui traverfoit lesquatre coins de lapremiere bafe A A ,B B , C C ; que legros bout B , quieftoitreluy d'embas,eftoit fendu par unemortaife dans la-quelle la roue eftoitavec fon effieu -, &que pour plus grandefeureté cette mor-taife eftoit reveftuedelames de fer EF.Ces petitsarbres fontappeliez sfmaxapo-des, c'eft-à-dire piezde chariot.

4. Qui a sixpiîï de saillie. Je crois quecette faillie eftoit pour faire que les roues fuflent à couvertSe hors du danger d'eftre endommagées par les Ballifles desennemis. Au fieged'Oftende un Ingénieur fit conftruireunemachine à l'imitation de la Tortue des anciens , qui fauted'une telle precaution fut d'abord rendue inutile par un coup