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Les dix livres d'architecture de Vitruve
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344
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344 VITRUVE

C h. XIX. ayent par embas les trois quarts d'un pie , &c 7 demi~pié par le haut. Il luy donne dix éta- Agcs % qui ont tous des feneftres. Il fait la plus grande tour de fix-vingt coudées de haut, *ÔC de * vingt trois coudées & demy de large : le retreciflement du haut eft auiîi de la cin- *quiéme partie : les montans font de la grofîeur d'un pie par embas & de demy p^é par en-

circmtionts, haut. Il faifoità cette grande tour vingt étages qui avoient chacun IC leurs parapets de*trois coudées, & il la couvroit de peaux nouvellement écorchées, pour la défendre detoute forte de coups.

de ces tours de bois neft guère moins étonnante, & il n eftpas aile de comprendre comment ayant un fi petit empate-mentj elles nettoient point renverfées par lèvent; commenton les pouvoit faire marcher & quel devoir eftre le foinqu'il falloir apporter pour applamr les lieux elles dé-voient palier. Ces raifons peuvent faire douter qu'il n'y aitfaute au texte , veu que dans la fuite il eft parlé d'une tourque Demetrius Poliorcetes fit faire au fiege de Rhodes , quiavoit un empâtement bien plus grand que celles oont Athé-née & Vitruve ont donné les proportions : Plutarquedicqu'elle avoit 4, coudées de large fur 66 de haut.

10. Liurs p a r a p e r s. Ce que Vitruve appelle cir~cuiiiomm . eft nommé 1 ertdrome par Athénée. Stevéchius

B

7. Demi-pif.' pamehaut. Le demi-pié des an-ciens avoit huit doits. Athénée ne donne que fix ou feptdoits au haut du montant.

S. Qui ont tous des fe ne s très. Athénéene parle point de feneftres mais il dit que chaque étage doitdire Penptere , c'eft-à-dire que ce doit eftie une galerie EF.F G , G H, H B, qui tourne rour à l'entour : & il y a appa-rence que le milieu eftoit pour un efcallicr par lequel onmontoit dans les galleries , dans lefquelles les foldats êtoientloeez. Saumaife dans fon commentaire fur Solin nepeut comprendre pourquoy Vitruve a explique le Penpte.w^d'Athence par feneflratum : Je croy qu Athénée a enten-du que chaque étage qui eftoit foûtenu fin fix poteaux A A, cmnonem , eu nomme / trtarome par Athénée. Stevéchiusà chaque face, reprefentoit un Periptere , c'eft-à-dire un fait entendre par la figure qu il a mife dans fon Commen-lien entouré de colonnes & que Y irruve a trouvé que les taire fur Vegece , qu'il croit que ce yendronu eftoit un Cor-intervalles d'entre ces poteaux eftant garnis par embas du ridor Huilant à chaque étage en manière de Machecoulis :Parapet B B , C C , les intervalles D D , du haut eftoient mais Philander eftime que ci: emtio n'eft rien autre cfaofecomme des feneftres,dontleparapetfaifoit les appuis. que ce que les anciens appehoient Penbdon & Lmca, qui

.eft interprète Parapet pard'Ab'ancourA A A A A A dans Csiar.j'ay fuivy cette interpreta-W W H ' " l "i ------ P3 ----- f% tion , parce que les Corridors de Ste-véchius qui font en manière de Ma-checoulis, me femblent inutiles ; ces CMachecouîis n'eftantbons qu'à empê-cher que l'on n'approche du pié d'unmur, qui eft une choie dont il ne s'agitpoint icy : joint que le mot Ptrtdromédont Athénée s eft fervy , ne fignifiepointparticulierementunCorridorhorsd'œuvre , mais feulement quelque cho-ie qui tourne tout à-î'entour & qui faitune enceinte, ainfi que l'explique Pol-

__ lux, qui dit que Periâromé eft l'appuy

A des plattefonnes qui font fur le hautdes maifons. Car quand Athénée dieque ce periâromé devoir avoir trois coudées pour|empef-cher le feu , cela fait voir, ce mefemble, qu'il devoirfervir de parapet & de mantelet, parce qu'il couvroit plus r\de la moirié de chaque étage ; & que ces trois coudées

î>. De vint -trois coude'es

ET DEMY.

Cette largeur du bas de la grande tour eft pareille dans tousles exemplaires tant de Vitruve que d'Athenée : il fembîe

néanmoins que 13 coudées & demy d'emparement oui n/- r-,, m ~,,, ^^^^^^^^^^^^^^^^

font pas fix toifes font bien peu de chofil poïï Kuteut ZLZ1 ^^"f »* ** ces trols coudées

de /o coudées qui font trente toifes ; & il n'y a po n de°S?S ^ . ^ ^ ^^*" * h * wïic n ' aU "

raifon d'avoir donné à la petite tour un plus «/nd empare ° l î* 1"" ' * aUroit rendu 1 aŒet '

ment à proportion quà la grande, fi cen JqueuSe cort STf" de ^tour moindre *» <\" que le

.«oit efté Sop pefante pour pouvoir eftre S S(S t T*' TT" Ic T de m mks *»'

avoit eu la mefme proportion que la petite , & qu ? on î En ! ÎJ f?* f" h *ï T l em P*«i*nt.

ait retranché quelque çhofc de fa labeur parce mie l'on J, , * Al t"?" , b hatiWUt de tous lcs éta '

avoit befoin de ù hauteur pour éga g «11! de Zs de" EUT' ^f' & , * d0miC ^ "^ & de "

villes qui alloient quelquefois jufqu'à trente cinq Ses fi Zt J A ^^o? feCOIld > au 3*, 4«,& 5% & quatre &

ce que Pline dir des murs de Babylon eft croyVe C a fe 1 ^ **>'°},?'%** »H*.I5 ,«W> «P.

c'eft une chofe bien étrange qu'une ville foft enfermée & 0l ùet « h?? ,C 'P ^ Û Y ? faUtC tCXte GreC ' Car

comme étoufée par des mu'rs auffi hauts que des TrZZcÏ TlaJZt '^ M f T ^ «^^ : fi C «

ce qui avoir obligé, au rapport de O Lff delà lr un rnafjn, Athenee " au P as compris l'epaiffeur des planchers;

grand efpace entre les vwYsc les malbns. Mais la fc ^ dS^Zft^ T^ ^f * ChaCUn d ' Une C ° U -

r «auteur uee ôc d un quait, c eft-a-dire vingt-deux pouces, qui eft la

EXPLICATION DE LA PLANCHE L X V.

L« IF&nntrefinteUgrmdeToHrdcbox k vinçéu ges ,a ymt f on Sfialier* U mille*.

U 1 1. rcprtfentc U Tonne dans l^mtte eftoit le Bélier ou U Ttriere, dont on ne voit que Us deux

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out S.

Lai I.refrefinteUTanereeftuntencorefur U terre eomme four efajerfi elle va bien, avantquede laplacerdansla Tortue. A A \font les montans. BB, eftie canal pareil k celuy des Cata-pultes. C,eftie moulmetmu au travers du canal. D D, font les poul.es par le moyen defauellesonfat/oit remuer la poutre ferrée par le bout marqué EE, i

II