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Ch.XIII. des trous qui répondent à ceux des canaux pour la fortie du vent, & il y a encore T + d'au- A *
r J*guU omnium très règles qui ont des trous qui tiennent /« ^ie;£ ^e fo«4 /« tuyaux.
ygmtrum. j] „ a 15 j^ co nduits depuis les Barillets ' 6 jufqu au col du Pnigeus J ? qui vont fi avant * * *
<ju'ils ont leur ouverture dans le petit coffre : en cet endroit ces conduits ont des 18 focets*faits au tour qui fervent pour boucher leur extrémité, & empefeher que le vent qui eft en-tré dans le petit coffre ne puiiîe plus reffortir par là. De forte que ,? lorfqu'on levé le bout *des leviers, les barres de fer coudées font defcendreles petits fonds jufqu au bas des Ba-rillets ; i0 ce qui fait que les Daufins qui fe remuent par des charnières, laiffant defeendre *les cymbales qui pendent à leur gueule, donnent entrée à l'air dans la cavité des Barillets.Enfuite lorfque les barres de fer, par leurs mouvemens réitérez font remonter les petitsfonds, ces Daufins font que Zl les trous qui font au deffus des Cymbales en font bouchez, *êc que l'air qui eft enfermé dans les Barillets eft prene par le petit fond, & forcé d'entrer Bdans tl les conduits qui le portent^ au Pnigeus, & de là par fon col dans le petit coffre.* *De forte que l'air eftant ainfi preffé par les fréquentes impuliions, entre parles ouverturesdes Robinets & emplit les canaux.
Lors donc qu'en touchant les marches on pouffe les règles qui reviennent incontinent,
14. D'autres r e g l e s. Je lis regulis aliisfum annu-ii, ajoutant ahis que le fens du difeours demande ; car il n'ya point d'apparence que les règles qui font entre les canauxdu fommier& le canon, puiflent avoir des trous dans lef-quels les bouts des tuyaux foient mis, parce que ces règlesont un mouvement continuel, Se que les tuyaux doiventeftre immobiles. C'eft pourquoi je croi qu'il y avoir d'au-tres règles qui faifoient l'office de ce que dans nos Orgueson appelle le faux fommier,qui eft un ais percé de mefme quelachappe dufommier , mais dont les trous font delà grof-feur du corps du tuyau, au lieu que ceux de lachappe ne fontque de la grollèur de l'embouchure du tuyau. Car il eft ditque ces règles ont des anneaux , c'eft-à-dire des trous , quitiennent & afrèrmiffént les pieidetous les tuyaux , les em-braiïânt par le haut, un peu au deffous de la bouche dutuyau. On appelle embouchure aux tuyaux des Orgues lapartie par laquelle ils reçoivent le vent ; & la bouche, cellepar laquelle ils fonnent.
15. Des conduits. J'ay cru ne devoir pas traduire encet endroit le mot fifiulx par celui de tuyaux , à caufe de l'c-quivoque qu'il y auroit eu , par la raifon que l'on appelleordinairement tuyaux , les organes qui fonnent, & non pasceux qui portent le vent qui faitfonner, & que pour cetteraifon les ouvriers appellent po wcww.Jen'ay pas cru auffidevoir employer le mot de portevent, parce qu'il eft tropparticulier, pour pouvoir rendre celui defiftula, qui eft tres-general : C'eft pourquoi j'ai choifi le terme de conduit.
16. Jus qu'a u col d u P n i g e u s. Il eft , ce me fem-ble , evident qu'il y a faute dans tous les Exemplaires, oùon \it ligneis cervicibus ; ce qui n'a point de fens, parce qu iln'a point efté parlé d'aucun col de bois. C'eft pourquoi je lisInigei cervicibus.
17. QjJ I VONT SI AVANT Qu'l LS ONT LEUR.OUVERTURE DANS II PETIT COFFRE. Il faut
entendre que les conduits qui portent l'air des Barillets dansle col du Pnigeus fe recourbent en haut auffi-toft qu'il s y fontentrez, & que cela les fait monter dans le petit coffre. Laraifon de cette courbure eft la facilité qu'elle donne à l'ac-tion des foupapesen manière defocets ou cones , qui eftantmis dans les bouts de ces tuyaux ainfi recourbez, y demeu-rent parleucpefanteurqui n'empefche point que l'air ne leslevé pour entrer, lorfqu'il eft poulie par les pillons des ba-rillets : mais cette pefanteuraide aies faire joindre aux ou-vertures pour les boucher, lorfque les barillets ceffant depouffer de l'air, l'eau qui a efté élevée dans le coffre , prefièl'air qui yeftenfermé , & qui poulie les foupapes en focetsdans leurs trous. Ces foupapes en fecets font le mefme ef-fet que les cymbales aux barillets ; mais c'eft d'une façoncontraire : car les cymbales ontla bafe du cone vers le bas,&en s'élevant ferment le trou qu'elles doivent boucher ;. & les focets au contraire ont leur pointe en embas : C'eftpourquoyils n'ont point eu befoin de chaifnes ni de Dau-fins pour les fufpendre, tftantfoûtenus par le tuyau mefmequ'ils bouchent.
18. Des f o c E t s. Je traduis ainfi axes ex torno ÇubaU'uC'eft-à-dire, des morceaux de bois arondis autour , qui fontproprement des focets. Or ces focets, ainfi qu'il a efté dit,font le mefme effet à l'extrémité des tuyaux qui portent l'air,des barillets au col du Pnigeus , que les cymbales font auxtrous qui font au fond d enhaut des barillets , qui eft delaifler entrer l'air & de l'empefcher de fortir. L'inven-tion des foupapes qui font à prefent en ufage dans les Cpompes , a efté prife fur le modèle de ces focets. Ellesfont faites d'une portion de globe qui a une queue quifortperpendiculairementdumilieudefa convexité, afin quecette queue par fa pefanteur tienne toujours la convexité eneftatde boucher un trou rond par lequel l'eau entre , lorfque
le pifton eftant levé elle poulïé la foupape: & cette queue faitle mefme effet que les chaifnes des cymbales des barilletslefquelles tirent les cymbales en haut, de mefme que cettequeue tire les foupapes des pompes embas.
19. Lorsqu'on levé lebout des leviers.Cela prouve bien la vérité de la manière dont nous avonsdit que les leviers font attachez aux petits fonds des baril-lets , contre le fentiment de Barbaro.
20. Ce qui FAiTquE les Daufins. Vitruve at-tribue ici aux Daufins ce qui dépend auffi des cymbales quifont les foupapes en cone que ces Daufins foûtiennent pardes chaînes. Car quand on levé le bout par lequel on prend £)les leviers, l'autre bout defeend & pouffe les petits fondsen bas. Cela fait que l'air entrant dans les barillets par lestrous qui font en la plaque du deffus, poulie en bas les cym..baies, lefquelles en defeendant tirent ces Dauphins , quienfuite par leur pefanteur retirent les cymbales & fermentles trous par où l'air eft entré, & le contraignent en mefmetemps de palier dans le Pnigeus.
21. Les trous qui sont audessus descymbales. Les trous qui font au fond d'enhaut desbarillets, font dits eftre audeffus des cymbales , c'eft-à-direau deflus de la partie des cymbales qui eft dedans le barillet.Car les cymbales font moitié dedans & moitié dehors lebarillet, ainfi qu'il eft reprefenté dans la Planche L X111.
22. Les conduits qui le portent auPnigeus. Il femble que cela foit contraire à ce qui a eftédit ci devant, fçayoir que les tuyaux des barillets aboutif- Efent au col du Pnigeus ; au lieu qu'il eft dit ici que le vent eftporté dans le corps du Pnigeus. Mais cela eft dit ainfi pourfaire entendre que l'air qui eft pouffé avec violence , def-eend fur l'eau qui eft au fond du Pnigeus , après eftre entrépar fon col.
23. Au Pnigeus. Je corrige encore cet endroit, &aulieu de in lignea je lis inpnigea par la mefme raifon que j'aylu ci-devant pnigei cervicibus au lieu de ligneis cervicibus ,&:pnigeus au lieu de in id genus. Il n'eft pas étrange que lemot de Pnigeus eftant auffi peuufué qu'il l'eft, ait donné lieuaux copiftes de fairedes fautes dans le texte, toutes les foisqu'ils l'y ont rencontré.
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