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V I T RU y E
C h a P IV ves ^ CS A^ es doivent c ^- rc m * s an ~ ez k aut P our ku rc 4 ue * es hauteurs foient égales aux Alargeurs.
Tablinum.
Fauces.
s II faut donner au Cabinet les deux tiers de la largeur du Veftibule s'il eft de vingt piez, *que s'il eft de trente à quarante on ne luy en donnera que la moitié, & s'il eft de 40 à 50on divifera cette largeur en cinq dont on donnera deux au cabinet : car les petits Veftibu-les ne doivent pas fournir les mefmes proportions que les grands : pareeque fî on fuivoitles proportions des grands Veftibules dans les petits, les Cabinets & les Ailes des Vefti-bules ne feroient d'aucun ufage : & fi au contraire on fe fervoit des proportions des petitsVeftibules pour les grands, les Ailes &c les Cabinets feroient trop vaftes. 6 C'eft pour- *quoy je crois qu'en general on doit régler les grandeurs des Baftimens par la commoditéque leur ufage demande, &c par ce que la veuë peut fouffrir fans eftre offensée.
La hauteur du Cabinet doit fous poutre eftre pareille à fa largeur à laquelle on aura ad-jouté la huitième partie. L'enfoncement des platfondsdu plancher doivent adjouter àcette hauteur 7 la fixiéme partie de la largeur. La. grande entrée des plus petits Veftibules Bfera des deux tiers de la largeur du Cabinet, & aux grands elle fera de la moitié.
La hauteur 8 des Images avec leurs Ornemens fera proportionnée à la largeur des Ai- *les. La largeur des portes fera proportionnée à leur hauteur felon les règles de l'ordre Do-rique , fi elles font Doriques, ou felon la proportion de l'ordre Ionique, fî elles font Io-niques. La mefme proportion fera obfervée à l'égard de la menuiferie des portes, commeil a efté preferit au quatrième livre.
La largeur de l'ouverture duhaut ne doit jamais eftre moindre que du quart, nyplusgrande que du tiers de la largeur du Veftibule : la longueur doit eftre à proportion & fui-vant celle des Veftibules.
5. Il faut donner, au Cabinet. Le motTablinum , m'a femblédevoir eflre interprété Cabinet: par-eeque Cabinet comprend en general toutes les différenteslignifications que les Auteurs donnent à Tablinum ; cariesuns difent que c'eft un lieu orné de tableaux , les autres quec'eft un lieu deftiné à ferrer des papiers ou titres que les La-tins appcllo'cnt Tabulas, les autres que c'eft Amplement unheu lambrifle de menuiferie & de planches qu'ils appelloientauffi Tabulas , les autres le prennent pour une Salle. Maisle Tablinum à qui Vitruve ne donne quelquefois que ij
fiiez, feroit bien petit pour une Salle. On auroit pu l'appel-er le trefor fuivant l'ufage de quelques vieux Châteaux deFrance où on appelle ainfi le lieu où on ferre les titres de laTerre : mais le mot de Trefor en cette fignification eft trop
E eu connu, &ne feroit pas commun comme celuy de Ca-inet aux deux ufages que l'on luy attribue qui eft de ferrerdes Tableaux ou des papiers.
6. C'est fourq_uoy je crois qu'en general.Cet avertiflement peut donner lieu à une maxime qui mefemble bien confiderable dans l'Architecture , qui eft quel'ufage auquel chaque chofe eft deftinée felon fa nature, doiteftre une des principales raifons fur lefquelles la beauté del'Edifice doit eftre fondée ; en forte que la hauteur & lagrandeur de l'ordre, qui en general fait la beauté &c la ma-jefté d'un grand Edifice, doit eftre réputée vicieufe , fi ellen'a quelque ufage par tout, comme elle en a toujours natu-rellement dans les Temples , les Theatres , les Portiques,les Periftyles , les grands Efcalliers , les Salions, les Vefti-bules & les Chapelles des Palais, qui font des parties dontl'ufage demande ou du moins foufrïe un auffi grand exhauf-fement que l'on veut. Cette règle néanmoins eft négligéepar les Architectes modernes. qui pour donner de grandsordres à des baftimens qui de leur nature ne foufFrent pasun grand exhauflèment, comme font ceux qui font pourl'habitation, qui ne partent point 28 ou 30 piez ; fc fontavifez d'enfermer deux & trois étages dans un mefme ordre;ce qui à mon fens a quelque chofe de chetif &de pauvre,comme reprefentant quelque grand Palais demi ruiné 6cabandonné, dans lequel des particuliers fe feroient voululoger ; cV qui trouvant que de grands appartemens & beau-coup exhauflez ne leur font pas commodes, ou qui voulantménager la place y auroient fait faire des entre-folles. Cen eft pas que cela ne puifle eftre permis quelquefois dans lesgrands Palais ; mais il faut que l'Architecte ait l'addrcfle d«
trouver un prétexte à ce grande ordre , & qu'il paroitîèqu'il y a efte obligé par la fymmetrie qui demande qu'uno rand ordre qui eft neceflaire à quelque partie confiderable Cde 1 Edifice, foit continué & règne tout à l'entour.
Cela a efté pratiqué avec beaucoup de jugement en plu.fieurs Edifices, mais principalement dans le Palais du Lou-vre , lequel eftant bafty fur le bord d'un grand Fleuve, quidonne uneefpace&un éloignement fort vafte à fonafpecr,avoitbefoin pour ne paroiftre pas chetif, d'avoir un grandordre. Celuy qu'on luy a donné qui comprend deux étages,& qui eft pofé fur 1 étage d'embas qui luy fert comme dePiedeftail, & qui eft proprement le rempart du Château,eft ainfi exhauflé à caufededeux grands & magnifiques Por-tiques qui régnent le long de la principale face à l'entrée duPalais , & qui eftant comme pour fervir de Veftibule à tousles appartemens du premier étage, demandoit cette gran-deur & cette hauteur extraordinaire que l'on adonnée à fonordre, qu'il a fallu pourfuivre & faire régner enfuitetoutau tour du refte de l'Edifice : ce qui authorife ou du moins _^exeufe l'incongruité que l'on auroit pu objecter à 1 Archite- *-'été, s'il avoit fait fans neceffité une chofe qui de foy eft fansraifon , fçavoir de ne donner pas à chaque étage qui eft pro-prement un baftiment feparé, fon ordre propre Se feparé -, ,& de faire fervir une mefme colonne à porter deux plan-chers , fuppofant qu'elle en foutient un par manière de direfur fa tefte , & un autre comme pendu à fa ceinture. Car lalongueur de l'afpect ne peut eftre route feule une raifon fuffi-fante d'élever un baftiment, qui de fa nature doit eftre bas;non plus que la grandeur d'un Theatre n'oblige point àfaire fes degrez & fes balluftrades & appuis avec plus dehauteur; comme Vitruve remarque au chapitre feptiéme ducinquième livre.
7. La s 1 x 1 e'm e partie de la largeur. J'ay cruqu'il falloit corriger le texte^à caufe du peu d'apparencequ'il y a que Vitruve donne à l'enfoncement des platfonds, J*une profondeur plus d'une fois plus grande qu'elle ne doiteftre : Car cet enfoncement ne doit comprendre gueres plusque la hauteur de l'Architrave & de laFrife , qui ne va or-dinairement qu'à la feptiéme partie de la colonne ; jointqu'il eft fort vray-femblable que le Copifte a pris le nombreVI pour trois , parce que ce nombre felon la manière del'ancienne écriture, qui fe voitdans les médailles, eftant malformé ainfi ,r I,il a efté pris pour le nombre 11 1.S. Les images. Quoique Statue ou figure foit le mot