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Tome second (1780)
Entstehung
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278
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2.78 Des Charlatanj.

valierement ; crainte qui augmente cetteconfiance quil a, & que tout homme a pourfon egal, confiance fondee für cette egalitememe. 7 0 . Des difcours dans fon goüt, &ä fa portee.

Mais il eft moins aife dexpliquer la con-fiance aveugle des gens dun ordre fupe-rieur, qui etant cenfes avoir recu plus de-*ducation, font regardes comme mieux rai-fonnants, pour des remedes vantes, ou memepour quelque Maige accredite : lon peutcependant en indiquer quelques raifons.

La premiere eft ce grand principe du moi,inne chez lhomme, qui lattachant k la Pro-longation de fon exiflence plus qua touteautre chofe au monde, lui tient continuel-lement les yeux fixes für cet objet, & lo-blige a en faire le but de toutes fes demar-ches, mais ne lui laifle point diftinguer lesfentiers fürs des fentiers dangereux. Ceft icile plus für & le plus court, lui dit le Com-mis dun Bureau, l.on fait payer de grospeiages, il paffe, paie, & perit dans les pre-cipices de la route.

Ce meme principe eft la fource dune au-tre erreur, qui confifte a donner involontai-rement un plus grand degre de confiancea ceux qui nous flattent le plus dans nosidees favorites. Le Medecin eclaire qui voitla longueur & le danger dun mal, & quieft trop honnete homme pour dire ce quilne penfe pas, doit, par une fuite necef-faire de la conftitution humaine, etre ecoutemoins favorablcment que celui qui flatte: