Druckschrift 
Tome second (1780)
Entstehung
Seite
277
Einzelbild herunterladen
 

Des Cbarlatans. 277ferve en meme temps le malade, quand onles compare aux fymptomes du mal, auxautres evacuations , quand on eft exa&e-ment inllruit de toutes les circonftancesetrangeres a la maladie qui peuvent leschanger, comme certains alirnents, certai-nes boilfons , plufieurs remedes , la quan-tite de la boifl'on. Si Ton neft pas exa&e-ment inftruit de tous ces detaiis, la vue feuledes urines eil abfolument inutile, eile ninf-truit de rien, le feul bon fens le demontre ,fans que jen detaille davantage les preuves;& Ton peut hardiment decider, que qui-conque ordonne des remedes fans autre con-noiflance du mal que linfpeäion de lurine,eft.un frippon, & le malade qui les avaleune dupe.

§. 632. Doii vient, pourroit-on deman-der, cette credulite ridicule für lobjet quinous touche le plus, notre propre fante?

11 y en a quelques caufes plus particulie-res au peuple, & qui font i°. rimprellionmechanique du brillant für fes fens. i°. Leprejuge que les Malges guerilfent par undon furnaturel, je les avois deja indiquees.3°. Lidee dans laquelle il eft allez genera-lement, que fes maladies font une clalle kpart comme lui, & que le Medecin du ri-che ne les connolt pas. 4 0 . Lerreur gene?-rale quil lui en coütera moins de recourirau Malge. $°. Peut-etre une timidite hon-teufe. 6 °. Une efpece de crainte que les Md-decins & les Chirurgiens ne lui donnentpas aflez de foin, & ne le traitent trop ea-