a7<* Des Charlatans.
montre-t-elle pas & la neceffite de la con-tinuation des memes remedes, aulli long-temps que le caractere de la maladie ett lememe, & le danger d’en changer frequem-ment par la feule raifon que celui qu’on aemploye ne foulage pas dans le moment >Rien ne nuit plus au malade que cette inf-tabilite. L’on doit, apres avoir examine lesindications que foumit la maladie, choifirle remede le plus propre a en combattrela caufe, & en continuer l’ufage, tarn qu’ilne furvient aucune circonftance nouvelle ,qui oblige a le changer , a moins qu’on nereconnoifle evidemment qu’on s’eft trompe.Mais s’imaginer qu’un remede eil; inutile,parce qu’il ne detruit pas la maladie au grede notre impatience, & le rejetter pour enprendre un autre , c’eft cafler fa montre ,parce que l’aiguille emploie douze heuresa faire le tour du cadran.
§. 6 i. Les Medecins font quelque at-tention aux urines des malades , dont leschangements, dans quelques maladies, für-tout dans les fievres inflammatoires, aidenta juger des changements qui furviennentdans le caraäere des humeurs, & contri-buent k determiner le temps ou il convientde placer les evacuants; mais c’eft une igno-rance crafle que de croire , & le comblede la fourberie que de perfuader, que leurfeule infpection fuffife pour juger des fymp-tomes , de la caufe, & des remedes d’unemaladie; eile ne peut etre utile que quandon les obferve journellement, quand on ob*