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Tome second (1780)
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276
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a7<* Des Charlatans.

montre-t-elle pas & la neceffite de la con-tinuation des memes remedes, aulli long-temps que le caractere de la maladie ett lememe, & le danger den changer frequem-ment par la feule raifon que celui quon aemploye ne foulage pas dans le moment >Rien ne nuit plus au malade que cette inf-tabilite. Lon doit, apres avoir examine lesindications que foumit la maladie, choifirle remede le plus propre a en combattrela caufe, & en continuer lufage, tarn quilne furvient aucune circonftance nouvelle ,qui oblige a le changer , a moins quon nereconnoifle evidemment quon seft trompe.Mais simaginer quun remede eil; inutile,parce quil ne detruit pas la maladie au grede notre impatience, & le rejetter pour enprendre un autre , ceft cafler fa montre ,parce que laiguille emploie douze heuresa faire le tour du cadran.

§. 6 i. Les Medecins font quelque at-tention aux urines des malades , dont leschangements, dans quelques maladies, für-tout dans les fievres inflammatoires, aidenta juger des changements qui furviennentdans le caraäere des humeurs, & contri-buent k determiner le temps ou il convientde placer les evacuants; mais ceft une igno-rance crafle que de croire , & le comblede la fourberie que de perfuader, que leurfeule infpection fuffife pour juger des fymp-tomes , de la caufe, & des remedes dunemaladie; eile ne peut etre utile que quandon les obferve journellement, quand on ob*