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Tome second (1780)
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275
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Des Charlatans. 173

dies; ce font prefque toutes des maladiesaigues, je puisliflurer quaucun Medecineclaire na jamais employe moins de re-medes, cependant jen indique foixante &onze , & je ne faurois lequel retrancher fijy etois oblige. Comment peut-on efpererque lon guerira avec un feul remede dix& vingt fois plus de maladies que jen in-dique >

§. 629. Jajouterai une obfervation tres-importante, & qui fera fans doute prefen-tee a plufieurs le&eurs; ceft que les diffe-rentes caufes des maladies, leurs divers ca-ra&eres, les differences qui dependent deschangements neceffaires qui arrivent pen-dant leur duree, les complications dont ellcsfont fufceptibles , les varietes qui depen-dent des epidemies, des faifons, des fexes,de plufieurs autres circonffances, obligenttres-fouvent k faire des changements dansles remedes; ce qui prouve combien il eftdangereux den ordonner fans des connoif-fances plus nettes, que celles quont ordi-nairemcnt les perfonnes qui ne font pas Me-decins; & la circonfpeöion doit, dans cescas , etre proportionnee a linteret quonprend au malade, & a la charite dont oneff anime.

§. 630. Les memes confiderations ne font-eiles pas fentir la neceffite dune entiere do-eilite, de la part du malade & des affif-tants. Lhiftoire des maladies, qui ont leurstemps limites pour naitre , fe developper,refter dans leur force , decroitre , ne de-

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