Des Charlatans. 173
dies; ce font prefque toutes des maladiesaigues, je puisliflurer qu’aucun Medecineclaire n’a jamais employe moins de re-medes, cependant j’en indique foixante &onze , & je ne faurois lequel retrancher fij’y etois oblige. Comment peut-on efpererque l’on guerira avec un feul remede dix& vingt fois plus de maladies que j’en in-dique >
§. 629. J’ajouterai une obfervation tres-importante, & qui fera fans doute prefen-tee a plufieurs le&eurs; c’eft que les diffe-rentes caufes des maladies, leurs divers ca-ra&eres, les differences qui dependent deschangements neceffaires qui arrivent pen-dant leur duree, les complications dont ellcsfont fufceptibles , les varietes qui depen-dent des epidemies, des faifons, des fexes,de plufieurs autres circonffances, obligenttres-fouvent k faire des changements dansles remedes; ce qui prouve combien il eftdangereux d’en ordonner fans des connoif-fances plus nettes, que celles qu’ont ordi-nairemcnt les perfonnes qui ne font pas Me-decins; & la circonfpeöion doit, dans cescas , etre proportionnee a l’interet qu’onprend au malade, & a la charite dont oneff anime.
§. 630. Les memes confiderations ne font-eiles pas fentir la neceffite d’une entiere do-eilite, de la part du malade & des affif-tants. L’hiftoire des maladies, qui ont leurstemps limites pour naitre , fe developper,refter dans leur force , decroitre , ne de-
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