£5x Des Maladieson Ies traite Tans reflexion & fans me-thode, par des purgatifs äcres reiteres, oupar d’autres remedes violents, qui affoi-bliflent le malade & fortifient la caufe dela maladie, ou par des ftomachiques echauf-fants qui , bien-loin de produire l’effetqu’on en attcnd, augmentent la fievre &le dc'goüt.
§. 598. Des friflons frequents , fur-toutle foi'r, une petite toux, des fueurs abon-dantes pendant la nuit, une augmentationrapide de maigreur, des moments de cha-ieur incommode, fur-tout apres avoir man-ge, un pouls toujours frequent, font pre-fumer que le fang eft infede de pus ; &c’eft une fuite frequente des maladies in-flammatoires. S’il y a une vomique dans lejpoumon , on la reconnoitra par les fymp-romes decrits § T 67 & 68.
§. 599. Une autre fuite des maladies ai-gues, fur-tout putrides , c’eft , comme jel’ai dit, une alteration confiderable de labile , qui acquiert, pendant la fievre , unprincipe de corruption qu’clle ne peut plusperdre. Un dögoüt infurmontable pour lesaliments, mais fur-tout pour les viandes,une inquietude continuelle, un fentimencincommode dans le voifinage de l’eftomac,le teint prefque toujours un peu jaune ,une infomnie totale, des feiles tres-irregu-lieres, fouvent une diarrhee fetide , fontdes fymptomes qui accompagnent ordinai-rement cet e'tat.
§. 600 . Si une fievre mal guerie laifle