DE LANGUEUR. 151etc fi violentes, que tous les fecours n’ontpu qu’empecher qu’elles devinflent mor-telles, fans pouvoir parvenir a une gue-rifon complette.
L’on peut ranger fous deux clafles lesdefordres que laiue apres eile une maladieaigue mal guerie, & qui deviennent caufede maladie de langueur , ou un principede corruption dans la maile generale deshumeurs, ou un vice dans quelquc organeparticulier. Je n’entrerai pas dans une enu-meration des differents defordres rerfermesdans ces deux clafles generales : je ne par-lerai que des trois frequents , un principede fuppuration dans le fang , la corrup-tion de la bile , l’obftrußion de quelquevifcere; apres avoirde nouveau averti com-bien il eft important de foigner les mala-dies aigues des les commencements, de lesbien foigner, & de ne point les abandon-ner qu’elles ne foient entierement gueries.
$ 97 . Si un malade qui releve d’unemaladie aigue ne recouvre ni l’appetit, nile fommeil, ni les forces, s’il dprouve fou-vent du mal-aife , s’il eft inquiet, il eft:certain que la maladie a ete terminee im-parfaitement; & l’on doit, fans differer ,s’adrefler a une perfonne en etat de dif-tinguer le mal dont on eft afte&e, & d’y re-medier, pour en pr^venir les fuites pen-dant qu’il en eft, peut etre , encore temps;mais malheurenfement on neglige ces Pre-miers germes des maladies les plus cruel-les, ou, ce qui eft encore plus fächcux,