*72. Des £vanouissements.
les chambres & les lits froids , le grandair, fur-tout le marin, l’excrcice, fur-touta cheyal, la diftra&ion & la fobrictc Tontles vrais remedes de l’efpece la plus fre-quente de ce mal. Les exces, la vie rnolle,les eaux chaudes & les chagrins le perpe-tuent, & rendent abfolument inutiles tousles remedes»
Des £.vanoui([ements produits par lespaßions.
§. >$04. L’on a quelques exemples de gensqu’une joie excefiive a tue für le cliamp;mais ces casfont rares; & l’on ne demandepas fouvent du fecours pour les defaillan-ces que le plaifir procure. II n’en eft pas dememe de la colere , du chagrin & de lapeur. Je parlerai de la peur dans un articlefepare, je dois dire ici un mot de la colere& du chagrin.
50^. Une colere exceflive , un cha-grin violent tuetit quelquefois dans un clind'oeil, plus fouvent ils jettent feulement dansla defaillance : le chagrin fur-tout produitcet effet, & il eft tres-commun de voirdes perfonngs dans cet etat, tomber de de-faillances en defaillanees pendant plufieursIieures, L’on fent fort bien que dans cc cas ily a tres-peu de fecours a donner; il eft utilede leur faire fentir du vinaigre, & de leurfaire prendre frequemment quelques taf-fes d’une boiflon chaude legerement cor-diale, comrne de la melifie , ou de la li-