DES liVANOUISSEMENTS. 171mon plan. ( a ) Je me contente d’avertir lesperfonnes qui y font fujettes, que tous lesremedes evacuants, faignccs, purgatifs, eauxminerales purgatives, tous les remedes troprafraichifl’ants & trop relächants , les fels ,les eanx chaudes , les chambres chaudes ,le long fommeil, la vie fedenraire, leurTont en general tres-nuifibles; qu’il ne leurfaut que des remedes qui fortifient, fans ir-riter & fans echauffer ; que la vie aclive,
(a) II n’y a point de maladies qui ddpendent d’unplus grand nombre de caufes diffdrentes que les mauxde nerfs, & il n’y en a point qui exigent, par-lä md-me, des traitements plus varids. Cette vdritd parolt n’a-voir pas encore dte gdndralement allez connue, &Ton eft furpris de voir propofer des methodes gdnd-rales pour tous les maux de nerfs, fans attention äla difference des caufes qui les entretenoient. Lesmdthodes des uns font diametralement oppofees äcelles des autres, tous cependant ont eu des fuc-ces, & cela mdme prouve la ndeeflite d’employerdes moyens auffi varids que les caufes du mal. Jefuis entrd, ä cet dgard, dans les plus grands dd-tails, dans un ouvrage für ces maladies, que je croyoisprefque fini il y a quelques anndes, mais auquel ilne m’a pas encore dtd poffible de mettre la dernieremain, & dont j>i inieux connu tonte la difficultd,par la multitude des cas nouveaux que j’ai vus, &qui m’ont developpd route l’dtendue de mon entre-prife. Les maux de nerfs tiennent ä tous les autresmaux, & leur tradation eil intimement lide ä toutce qu’il y a de plus difficile dans la thdorie & lapratique de la Mddecine; je le vois trop pour n’d-tre pas effrayd de la räche que je m’dtois impofee,parce que j’en avois d’abord mieux fenti l’utilicdque les difficultds.
H ij