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Tome second (1780)
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170
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170 Des £vanouissement$.

Ces evanoniflements ne font prefque ja-mais dangereux, & nont prefque befoindaucun fecours; il faut rnettre ie maladeiur nn lit, lui donner beaucoup dair, &lui faire fentir quelque odeur plutot puantequagreable : ccft dans ces evanouiilementsque la fumee de cuir, de p'ume , de pa-pier, reufiit Couvert tres-bien.

503.11s font louvent occalionnc's, parceque le malade a ete un peu trop long-tempsa jeun , parce qu'il a un peu trop mange,quil eit dans une chambre trop-chaude,quil a vu trop de monde , quil a fentiquelque odeur trop forte , quil eft tropferre, que quelques difcours lont affe&e unpeu trop vivement, en un mot, par beau-coup de caufes , prefque infenfibles pourles gens bien portants , mais qui operentun elfet tres-violent für ces perfonnes ,parce que, comme je lai dit, le vice deleurs nerfs confifte a etre affede beaucouptrop vivement, la force de la fenfation nelipoint proportionnee a celle de fa caufe ex-terieurc-

Quand on peut de'meler quelle eft cellede ces caufes qui a occalionne Jevanouif-fement, lon Cent quil convient dy reme-dier, en Peloignant fi eile fubfifte encore.

Comme des caufes aufti legeres peuventproduire ces evanouiflements, il ncft pasfurprenant quils reviennent fouvent. Lemeilleur prefervatif eft de detruire le vicedes nerfs qui les produit, mais le long de-tail de ce traitement fort abfolumeut de