Des Panaris.niere phalangc du doigt eft ordinairementcariee, & on la perd. Quelque l£ger qu’aitctö le mal, il cft rare que l’ongle ne p£-rifle pas.
§. 484. Le traitement interieur des pa-naris eft le meme que celui des autres ma-ladies inflammatoires. II faut fe mettre auregime, plus ou moins exaöement, a Pro-portion du degre de la fievre; & ft eile efttrfes-forte, & l’inflammation confiderable,faire une ou plufieurs faignees.
Le traitement exterieur confifte a dimi-nuer l’inflammation, a amollir la peau, &a donner ifliie au pus des qu’il eft forme.
Pour cela i°. l’on trempe long-temps ledoigt, des les commencements du mal, dansl’eau un peu plus que tiede; on re^oit aufllla vapeur de l’eau bouillante; & en faifantcela prefque continuellement pendant le Pre-mier jour, on eft fouvent parvenu a difli—per entierement le mal. Mais, malheureu-fement, on croit que ces petits commen-cements n’auront point de fuite, & l’on feneglige jufqu’a ce que le tgal ait fait degrands progrfes; alors il faut necefiairementqu’il fuppure.
< 1 °, On hate cette fuppuration, en enve-loppant continuellement le doigt avec unedecoäion de fleurs de mauves cuites dansdu lait, ou un cataplafme de mie de pain& de lait. On peut le rendre plus aftif, eny ajoutant quelques oignons de lis, ou unpeu de miel; mais il ne faut le faire quequand l’inflammation diminue, & que la