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Tome second (1780)
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152
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152. Des F a n a r r s.

jours la meme , &c demande des remedesde meme efpece : ainfi les perfonnes qui nefont ni Medecins ni Chirurgiens, peuvent fepaffer de la connoiffance de ces divifions,qui, quoiquelles varient le danger, & lo-peration du Chirurgien, ninfluent point fürle traitement, dont la&ivite doit etre regleepar la violence des fymptomes.

§. 483. Le mal commence par une dou-leur fourde, avec un leger battement, fansenflure, fans rougeur, fans chaleur; maisbientot la douleur, la chaleur, le battementdevicnnent infupportables. La partie devientextremement groffe & rouge, les doigts voi-fins & toute la main enflent. On obferve,dans quelques cas, une fufee enflee & rou-ge, qui commen^ant a la partie malade, fecontinue prefque jufquau coude; & il neftpas rare que les malades fe plaignent dunedouleur tres-vive fous lepaule, quelquefoismeme tont le bras eft exceffvement enfle &enflamme. Les malades ne dorment point,& la fievre avec les accidents , ne tarde pasa paroitre. Si le mal eft tres-grave, le de-lire & les convulfions furviennent.

Linflammation du doigt fe termine, oupar la fuppuration , ou par la gangrene.Quand ce dernier accident arrive, le ma-lade eft dans un danger tr&s-preffant silneft promptement fecouru , & il a falluplus dune fois couper le bras pour fauverla vie. Quand la fuppuration fe fait, fi eileeft tr6s-profonde, äcre, ou li les fecoursdu Chirurgien arrivent trop tard, la der-