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jours la meme , &c demande des remedesde meme efpece : ainfi les perfonnes qui nefont ni Medecins ni Chirurgiens, peuvent fepaffer de la connoiffance de ces divifions,qui, quoiqu’elles varient le danger, & l’o-peration du Chirurgien, n’influent point fürle traitement, dont l’a&ivite doit etre regleepar la violence des fymptomes.
§. 483. Le mal commence par une dou-leur fourde, avec un leger battement, fansenflure, fans rougeur, fans chaleur; maisbientot la douleur, la chaleur, le battementdevicnnent infupportables. La partie devientextremement groffe & rouge, les doigts voi-■fins & toute la main enflent. On obferve,dans quelques cas, une fufee enflee & rou-ge, qui commen^ant a la partie malade, fecontinue prefque jufqu’au coude; & il n’eftpas rare que les malades fe plaignent d’unedouleur tres-vive fous l’epaule, quelquefoismeme tont le bras eft exceffvement enfle &enflamme. Les malades ne dorment point,& la fievre avec les accidents , ne tarde pasa paroitre. Si le mal eft tres-grave, le de-lire & les convulfions furviennent.
L’inflammation du doigt fe termine, oupar la fuppuration , ou par la gangrene.Quand ce dernier accident arrive, le ma-lade eft dans un danger tr&s-preffant s’iln’eft promptement fecouru , & il a falluplus d’une fois couper le bras pour fauverla vie. Quand la fuppuration fe fait, fi eileeft tr6s-profonde, äcre, ou li les fecoursdu Chirurgien arrivent trop tard, la der-