Des Contusions. 119L’abces s’etoit fürement rompu, & l’avoitetouffe.
§. 444. Un jeune homme empörte par«n cheval fut froifle contre la portc d’une^curie , fans reffentir d’abord aucun mal.Au bout d’une douzaine de jours, il eucles mal-aifes qu’on a au commencementd’une fievre; l’on crut qu’il avoit une fievreputride, & il fut tres-mal traite pendant plusd’un mois. Enfin une confulte decida qu’ilavoit du pus dans Ia poitrine ; on l’envoyachez lui, & l’operation de l’empyeme putheureufement le guerir apres un an de fouf-franccs.
J’ai eite ces deux exemples, pour prou-ver le danger qu’il yaa negliger les coupsviolents, puifque ces deux malades auroientevite , Tun la mort, l’autre une maladielongue & cruelle, s’ils avoient pris d’abordapres l’accident les precautions necefiäiresdans ces cas.
§. 44>5. Quand une partie eft meurtrie,il arrive de deux-chofes l’une, & ordinai-rement, toutes deux ä la fois, fur-tout lila meurtriffure eft un peu confid^rable; oules petits vaifleaux de la partie meurtrie fontbrifes, & le fang qu’ils contenoient, s’e-panchc dans levoifinage; ou fans epanche-ment, ces vaifleaux perdent leur force, 6cn’aidant plus la circulatio'n, le fang crou-pit. Dans Tun & l’autre cas, fl la nature ,ou feule , ou aidee, n’y remedie pas, ilfurvient inflammation, fuppuration de mau-vaife efpece, pourriture , gangrene, fans