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Tome second (1780)
Entstehung
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118
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ii8 Des Cunxu sions.une muraille. Les meurtriffures font encoreplus frequentes a la Campagne que les plaies,& ordinairement plus dangereufes ; dautantplus quon ne peut pas juger cxa&ementtout le mal, & que le delordre qui fe ma-nifefte dabord, neft quune petite partie dumal reel; fouvent meme on ne decouvreaucun mal les premiers jours, & il ne fedeclare que quand il nefl plus temps dyremedier.

443. Il ny a que quelques femainesquun tonnelier vint me confulter; fa ref-piration, fa phyfionomie, la vitelfe, la pe-titefle & le peu de regularite de fon pouls,me firent dabord juger quil y avoit dupus dans la poitrine. Il alloit & venoit ce-pendant encore, & travailloit meme a quel-ques fon&ions de fon metier. Il avoit faitune chüte en remuant des tonneaux, & toutle poids de. fon corps avoit porte für le cötede la poitrine. Il ne fentit cependant prefquerien dabord; mais quelques jours apres,il commenca k avoir une douleur fourdedans cette partie, qui continua & amenala gene dans la refpiration, la foibleffe,le mauvais fommeil, le manque dappetit.Je lui ordonnai le repos, je lui defendisla viande & le vin, & je lui confeillai latifane dorge avec un peu de miel, bueabondamment. Il ne fuivit avec regulariteque le dernier confeil. Quelques jours apreslayant rencontre, il me dit quil fe trou-voit mieux; & dans la meme femaine, jefus quon lavoit trouve mort dans fon lit.