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Tome second (1780)
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116
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ii6 Des P l a i e s.

bctoine; ou , ce qui vaut beaucoup mieux,on trempe la comprefle dans du vin chaud.

§. 439. Comme les accidents quon doitcraindre, font ceux de linflammation , lesfecours quon doit employer, font ceux quila previennent, la faignee, le regime, lesrafraichiflants , les lavements.

Quand la plaie eft tres-le^ere, il fuffitde ne rien prendre dechauftant, & fur-tout il faut retrancher lufage du vin & dela viande.

Quand eile eft confiderable, & quil efta prefumcr quil furviendra de linflamma-tion , il faut neceflairement faire une fai-gne'e , ordonner un repos total, & mettreau regime ; quelquefois meme il faut rei-terer la faignee. Ces fecours font fur-toutindifpenfablement neceflaires quand la blef-fure a attaque quelqne partie interieure, &il ny a pas de remede plus für quunediete extremement legere. Des malades ju-ges ne devoir vivre que quelques heures,apres des plaies de la poitrine, du bas-ven-tre, des reins, ontete completement guerisen ne vivant, pendant pluiieurs femaines,que de tifane dorge , ou dautres tifanesfarineufes, fans fei, fans bouillon, fans au-cun remede quelconque , & fur-tout fansonguents.

§. 440. Autant la faignde employ^emo-d&ement eft utile, autant fon exceseftnui-lible. Les grandes bleflures font ordinaire-ment accompagnees dune hemorragie con*fiderable, qui epuife ddja le malade, & fou-