Druckschrift 
Tome second (1780)
Entstehung
Seite
115
Einzelbild herunterladen
 

Des P l a i e s. iif

inflammation qui degenereroit bientot engangrene.

438. Tous les eloges prodigues a ungrand nombre d’onguents , font une purecharlatanerie: l’art ne contribue pas le moinsdu monde a Ia guerifon des plaies; c’eftla feuie nature qui l’opere, & tout ce quenous pouvons, c’eft d’eloigner les obfta-cles qui s’oppofent k la reunion. Pour ce-la, s’il y a quelque corps dtranger dans laplaie , comme fer , plomb , bois , verre ,morceaux d’liabits & de linge, il faut lesoter, fi l’on peut le faire avec beaucoupde facilite ; finon il faut s’adreffer a unbon Chirurgien, qui decide quel parti Tondoit prendre, enuiite on panfe comme jel’ai dit.

Bien-loin d’etre utiles, il y a plufieursonguents qui pourroicnt faire beaucoup demal; & les feuls cas dans lefquels on doiten employer , c’eft quand il y a dans laplaie quelques vices qu’il faut detruire pardes fecours particuliers; mais une plaie frai-che, dans un homme fain , n’en demandepoint d’autres que ceux que j’ai indiques,& ceux du regime.

Les applications fpiritueufes font ordi-nairement nuifxbles , & ne peuvent con-venir que dans un petit nombre de cas,■dont les Mededns ou les Chirurgiens peu-vent feuls juger.

Quand les plaies font a la tete, au-lieude la comprefle huilee , ou du fparadrap,on couvre la plaie avec une eroplütre de