68 Maladies
condement en l’endormant, effet du mangerchez les enfants, qui eft aflez confiant, &qui depend des memes caufes qui afl'ou-piffent taut d’adultes apres le repas.
L’on ne fauroit croire tout le mal qu’onfait aux petirs enfants en leur prodiguantainfi les aliments, dans le temps que lcursdouleurs uependent de caufes tres-differentesde la faim; je fouhaite que les meres fen-fees vcuillent cuvrir les yeux für cet abus,& le faire cefler.
Ceux qui leur donnent bcaucoup a rran-ger dans l’efperance de les fortifier, fe trom-pent beaucoup, & il n’y a point de prejugequi en tue un aulli grand nombre; tout cequ’un cpfant prend au-dela de fes befoins,l’affoiblit au-iieu de le fortifier; l’efiomacdiilendu perd fes forces, & devient moinseapable de faire enfuite de bonnes digef-tions; cet exces d’aliments ernpeche la di-geftion de ceux qui ctoient neceffaires; cesaliments mal digeres , non-feuicment nenourriflent point, & par-lk l’enfant s’af-foiblit, mais ils deviennent une fource demaladies, produifent des obftru&ions, lanouure, les ecrouelles, des fievres lentes,la confomption & la mort.
Un autre inconvenient dans lequel ontombe, par rappoi t au regime des en-fants, des qu’ils mangent d’autres alimentsque le lait de leur nourrice , c’eft de leuren donner qui font au-deffus des forces deleur eftomac , & de leur permcttre des ms-langes nuifibles en eux-memes, & für-