des Enfants. 6 3
Uon y remedie, i°. en le privant de celait gäte jufqu’a ce que la nourricc foit re-mife dans fon etat de fante & de tranquil-lite, dont on häte le retour par quelqueslavements, des calirtants, une entiere pri-vation de ce qui lui a fait du mal, & enfaifant tirer exa&ement tout le lait qui afoufFert.
2°. En donnant k l’enfant meme quel-ques lavements , en lui faifant boire beau-coup de tilleul, en ne le nourriffant, pen-dant un jour ou deux, que de panade oud’autres loupes fans lait.
3 0 . En le purgeant, fi ces premiers fe-cours ne fuffifent pas, avec une oncc onune once & demie de fyrop de chicoreecompofe, ou autant de manne; ces mede-cines douces entrainent les reftes de ce laitempoifonne, & diflipent les defordres qu’iloccafionnoit.
§. 393. Une troifieme caufe qui produitaufli des convulfions, ce font les maladiesfievreufes dont les enfants font attaques ,für-tout la petite veröle ou la rougeole ;mais ordinairement eiles ne demandent pointd’autres fecours que ceux qu’exige la mala-die dont elles dependent.
§. 394. L’on voit par tout ce chapitre,& il eil important qu’on y fade beaucoupd’attention, que les convulfions font pref-que toujours chez les enfants un fymptomede quelqu’autre maladie plutot qu’une ma-ladie primitive ; qu’elles döpendent d’ungrand nombre de eaufes differentes, qu’il