6 z Mala dies
pues qui fe trouvent dans l’eftomac & lesboyaux, & qui, par l’irritation qu’clles oc-cafionnent dans les nefs de ces parties, pro-duifent des mouvements irreguliers dans lesnerfs de tont le corps, ou au moins de quel-ques parties, d’oü naiflent les convulfions,qui ne font que des mouvements involoti-taires des mufcles. Ces matieres corrom-pues font le produit de trop d’aliments, desaliments mal-fains, de ceux dont la digef-tion eil au-defius des forces de l’eftomacdes enfants, des melanges, de la mauvaifedillribution des aliments.
On connolt que les convulfions de l’en-fant dependent de cette caufe par ce qui apr^cede, par fon degoüt, fon appefantiffe-ment, fa lar.gue fale, fon ventre gros, fonmauvais teint, fon mauvais fommeil.
La diete , c’eft-ä-dire , une diminutiondans la quantite de ces aliments, quelqueslavements avec de l’eau tiede, & une pur-gation avec le fyrop de chicoree, la manneou la potion N°. 6 3, les gueriffent.
§. 392. La feconde caufe, c’eft les vicesdu lait; foit que la nourrice ait eu quelqueeolere violente, quelque grand chagrin, quel-que peur, foit qu’elle ait pris des alimentsmal-fains, bu trop de vin, ou des liqueurs;foit qu’elle foit reglee, & que cette epoqueproduife un derangement fenfible dans fafante, foit enfin qu’elle foit malade ; danstous ces cas le lait fe gäte, & jette l’cnfantdans des accidents violents, qui quelque-fois le tuent promptement.