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Tome second (1780)
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POUR LES F EMMES. 31prennent point; il fcroit lc remede de cemal commencant, mais le remede leur pa-roiflant penible, eiles le rejettent, & le malaugmente.

JLappetit fe derange comme les autresfon&ions , elles en ont peu , les alimentsordinaires ne le reveillent point; elles felivrent a des fantaifies fouvent les plus bi-zarres , qui achevent de ruiner leüomac ,les digeftions & la fante.

Quelques annees secoulent, le temps desrcgles approche, & elles ne paroiflent point,par deux raifons; la premiere, ceft que lafante eft trop affoiblie pour etablir cettenouvelle fonßion, dans le temps que tou-tes les autres languilfcnt; la feconde, parcequellcs ne font point necelfaires, puifquel-les font deftinees a evacuer, hors de la grof-felfe, le fang fuperflu que la femme dt def-tinee a produire, afin quelle ne fourniflepas de fon necefiaire a lenfant, & que cefuperflu nexifle point chez les Alles languif-fantes des long-temps.

§.353.Cependantle mal augmente, parceque toute maladie qni ne guerit pas, fait desprogres journaliers; on lattribue a la fup-preflion, mais fouvent on fe trompe, puif-que la maladie ne vient point toujours dela fuppreflion , & que la fuppreflion vientfouvent de la maladie. Cela eil ft vrai, quelors mente que cette evacuation arrive, lila foibldTe fubfifte, les malades nen fontpas mieux , au contraire ; & fouvent lonvoit de jeunes garcons, qui ayant rccu de

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