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Tome second (1780)
Entstehung
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30
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3© Avis

mcs ne font fouvent que leffet; ceft la foi-blefle qui eft naturelle & neceflaire a cefexe. Les fibres des femmes , deftinees aeeder quand elles feront tendues par toutle volume de lenfant & de fes accompa-gnements, volume fouvent trds-confidera-ble, devoient etre moins roides, moins for-tes, plus läches que celles des hommes; par-la raeme , la circulation fc fait chez ellesavec moins de force, le fang eft moins epais,plus aqueux, les humeurs ont plus de pen-chant a croupir dans les vifceres, & a For-mer des engö'rgements.

3 | $2. Lon previcndroit les maux aux-quels cette conftitution peut conduire en ai-dant la foiblefle des mouvements naturels,par Taugmentation de mouvcment que four-nit lexercice; mais ce fecours, qui feroiten quelque facon plus neceflaire aux fem-mes quaux hommes, leur eftenleve par le-ducation quon leur donne; on les appli-que aux ouvrages du rnenage, qui exercentbeaucoup moins que ceux auxqüels la vo-cation des hommes les appelle; elles fe don-nern peu de mouvcment, la difpofition na-turelle de foiblefle saccroit, & eile de-vient alors maladive , le fang circule mal,il perd fes qualites, les humeurs croupiflentpar-tout, aucune fondtion ne fe fait bien.

Elles commenccnt a tomber dans un etatde langueur, quelquefois tres-jeunes, & plu-fieurs annees avant, quil foit queftion desregles; cette langueur les rend parefleufes;le mouvement les fatigue un peu, elles nen