3© Avis
mcs ne font fouvent que l’effet; c’eft la foi-blefle qui eft naturelle & neceflaire a cefexe. Les fibres des femmes , deftinees aeeder quand elles feront tendues par toutle volume de l’enfant & de fes accompa-gnements, volume fouvent trds-confidera-ble, devoient etre moins roides, moins for-tes, plus läches que celles des hommes; par-la raeme , la circulation fc fait chez ellesavec moins de force, le fang eft moins epais,plus aqueux, les humeurs ont plus de pen-chant a croupir dans les vifceres, & a For-mer des engö'rgements.
3 | $2. L’on previcndroit les maux aux-quels cette conftitution peut conduire en ai-dant la foiblefle des mouvements naturels,par Taugmentation de mouvcment que four-nit l’exercice; mais ce fecours, qui feroiten quelque facon plus neceflaire aux fem-mes qu’aux hommes, leur eftenleve par l’e-ducation qu’on leur donne; on les appli-que aux ouvrages du rnenage, qui exercentbeaucoup moins que ceux auxqüels la vo-cation des hommes les appelle; elles fe don-nern peu de mouvcment, la difpofition na-turelle de foiblefle s’accroit, & eile de-vient alors maladive , le fang circule mal,il perd fes qualites, les humeurs croupiflentpar-tout, aucune fondtion ne fe fait bien.
Elles commenccnt a tomber dans un etatde langueur, quelquefois tres-jeunes, & plu-fieurs annees avant, qu’il foit queftion desregles; cette langueur les rend parefleufes;le mouvement les fatigue un peu, elles n’en