Dyssenterie. 17reunie avec les caufes qui produifent la dyf-fenterie, il en refukera une dyffcntcrie ma-ligne.
Quelquefois cette reunion depend de cau-fes particulieres a une feule perfonne, ouau moins k un petit nombre de perfonnes,cc qui forme des dyffenteries malignes ifo-lees. Ainfi, quand il regne des fievres ma-lignes, il eft rare qu’on ne voie pas quel-que malade chez lequel il furvicnt en memetcmps une dyflenterie; & dans les epide-mies de dyfienteries les plus benignes, ficette maladie attaque des corps dont les hu-meurs ont acquis un degre de corruptionconfiderable, la maladie prend un carafterede malignite. L’on a vu plus d’une fois desdyffenteries veritablemcnt benignes, chan-gees en malignes par le mauvais traitement.
Si cette reunion depend de ces caufes ge-nerales qui forment les maladies epidemi-ques, il nalt alors des e'pidemies de dyffen-teries malignes, qui font, apres la pefte,une des maladies qui a fait le plus de ra-vages , & on l’a vue regner en meme tempsque la pefte.
Des chaleurs exceftives, la famine, descampsmarecageux, ont fouvent produit cettemaladie. L’on a vu un corps de cavalerie,apres avoir etc trop long-temps dans uncamp de cette efpece, attaque de cette cruellemaladie, compliquee k une gangrene desjambes, qui emporta les neuf dixiemes descavaliers, & un tr&s grand nombre de che-vaux. Sans aucune caufe apparente, eile eft