iS Dyssenterie.fouvent 1’efFet d’une de ces altcrations del’air, qui ne tombent point fous nos fens,mais qui ne nous font que trop demontrcespar leurs funeftes influences.
Les principaux fymptomes qui caraöe-rifent cette maladie, font, outre le friflonordinaire & fes accidents, friflon qui n’apas toujours lieu, une foiblefle exceflive &une angoifle cruelle, que le malade rnp-porte au creux de reftomac; qui eil fou-vent accompagnee de vomiflements abon-dants de matiere verte, fans en etre foula-gee, & qui, durant jufques a la fin de Iamaladie fl eile eft mortclle , jufques a cequ’elle foit confiderablement amendee fl eiledoit guerir, ne laifl'e jouir le malade d’au-cun inftant de bon fommeil, le jette fou-vent , dös les commencements, dans unereverie fourde, & quelquefois dans un de-lire marqud Les douleurs des inteftins nefont pas toujours proportionnees au dan-ger de la maladie; j’ai vu des malades s’enplainare a peine, & d’autres cependant lesavoir aflez vives; les evacuations par lesfeiles font frequentes & varient beaucoup ;quelquefois c’eft prefque du fang pur tres-diflous, on voit alors le malade s’affbiblird’heurc en heure, rever, peu foufFrir & pe-rir le troifieme jour, d’autres fois c’eft unrouge plombe; fouvent dies font noires;
f ilus ordinairement muqueufes avec un me-ange d’une matiere couleur de chocolat &du fang; toujours d’une puantcur infuppor-table. Les ardeurs & la fiippreflion d’urine