1 6 Dyssenterie.
J’ai dte appellepour un rhumatifme cruel,qui avoit fuccede immediatement a un rne-langedetheriaque& d’eaudeplantin, donn^le fecond jour d’une dyflcnterie.
Comrae ceux qui ordonnent ces rcme-des en ignorent fans doute les confequen-ces, il fuffira, j’efpere, de les leur avoir faitconnoitre.
§• 341. L’abus des purgatifs a aufli fesdangers. L’on determine toutes les humeursä fe jetter für les parties malades, le corpss’epuife, les digeftions ne fe font plus, lesboyaux s’afioibliflent; quelquefois meme ils’y fait de legeres ulcerations, d’oü naif-fent des diarrhees prefqu’incurables, & quitucnt apres plufieurs annees de fouffrances.
Si les evacuations font exceflives , & lemal long, on tombe dans l’hydropifie; maisen l’attaquant d’abord, on peut la difliperpar une diete fobre & feche, des fortifiants,des friäions & de l’exercice.
De la Dyfftnttrie maligne.
341. J’ai dit un mot, plus haue, desdylfenteries malignes, & je n’avois pas erndevoir en parier plus au long dans eet ou-vrage; mais un ami m’ayant fait obferverque les endroits 011 eile fait 1e plus de ra-vages, font fouvent les plus eloignes de fe-cours, je me fuis determine a donner l’ar-ticle fuivant.
§. 343. Si cette corruption des humeursqui forme les fievres malignes fe trouve