14 D Y S S E }f I £ R I E,
§. 339. II eft extremcment important queles malades aillent a la Telle dans des en-droits ä part, parcc que les excrernents Tonttres-contagieux ; & s’ils vont für des baf-fins, on doit les fortir trks-promptement dela chambre , dans laquclle on doit renou-veller continuellement Tair & brüler beau-coup de vinaigre,
II eft aufli tres-necefläire de changer fou-vent les linges. Sans ces precautions, la ma*ladie dcvient plus mauvaife, & eile attaqueceux qui habitent la nieme maifon. II fe-roit fort a fouhaiter qu’on put convaincrcle peuple de ces verites. Monlieur Boer-HAAVE confeilloit, quand la dyfl'enterieetoit epidemique, d’impregner de la vapeutde foufre toute l’eau qu’on boit; on le faiten brülant du brarsd 011 pattes fouffrees ,dans des tonneaux qu’on remplit tout defuite d’eau , & qu’on roule pendant quel-ques moments.
340. Je ne fais par quelle fatalite il n’ya point de maladie pour laquclle on con-feille un plus grand nombre de remedcsdifferents; il n’y a perfonne qui ne vantele fien, qui ne l’eleve ati-deffus des autrcs,Sc qui ne proraette hardiment de guerir enquelques heures une maladie longue, dontil n’a aucune idee jufte, avec un remededont il ignore parfaitement les effets r Le ma-lade fouffranc, inquiet impatient, prendde toutes mains, & s’empoifonne par peur rpar ennui ou par complaifance. De ces dif-ierents remedcs, il y en a qui ne Tont cyi’in-