Dyssenterie. 13plus un feul, 8c il n’y en eut plus d’at-taques. «
Un miniftre etoit attaque d’une dyflen-terie, que les remedes qu’il prenoit ne gue-rifloient point; il vit par hafard des gro-feilles rouges, il en eut envie, 6c en mangeatrois livres, depuis fept heures du matin juf-qu’k neuf; il fut deja mieuxce jour-la, 6centiercment gueri le lendemain. Mr. Kirk-PATRICK , dans fa traduäion , m’apprendque le fils d’un celebre Medecin ne put etregueri d’un fiux de fang tres-invetere, quequand v apres la mort de fon pere, il man-gea une grande quantite de ces fruits : 6cdans la dyffenterie qu’il yaeua Londresen 1761,6c qui a ete tres-nombreufe, Mr. leD. Baker, tres-habile Medecin, qui l*afort bien decrite, a obferve que ceux quiavoient mange de grandes quantites de fruitsd’ete ou d’automne, n’avoient point ete at-taques ou l’avoient ete tres-ldgerement.
Je pourrois accumuler un grand nombrede faits pareils; mais ceux-la fuffiront pourconvaincre les plus incredules , 6c il m’aparu important de le faire. Loin de s’in-tercjire les fruits quand la dyffenterie regne,l’on doit en manger darantage; 6c les Di-recleurs de la police, loin de les prohiber,doivent chercher k en fournir les marches;c’eft une verit^ que les gens inftruits ne re-voquent plus en doute nulle part; l’expd-rience la demontre, 8c eile eft fondee enraifon; puifque les fruits remedient a tou-tes les caufes des dyffeoterics,