6 D Y S S E N T E II 1 E.s’cnflamment, il fe forme des fuppurationsjdes gangrenes; l’on rend du pus, des eanxnoires & puantes; le hoquet furvient, lemalade reve, fon pouls s’affoiblit, il tombedans des fueurs froides & dans des defail-lances qui finiflent par la mort.
Quelquefois il furvient une efpece dephr^nefie ou dclire violent, avant le der-nier moment. J’ai vu chcz quatre fujets unfymptome aflez rare, c’eft une impollibilit^d’avaler, trois jours avant la mort.
Mais le mal n’eft.pas ordinairement decette violence; les feiles ne font pas li fre-quentes, dies vorn de vingt-cinq ä qua-rante dans le jour. Les matieres font me-lees de moins de chofes etrangeres, & depeu de fang; le malade confervc quelqueslorces; peu-a-peu les feiles diminuent, lefang difparoit , les matieres s’epai (Tiffent,l’appetit & le fommeil reviennent, le ma-lade fe remet.
Il y a beaucoup de malades qui n’ontpoint de fievre, & point d’alteration , quieft peut-etre moins ordinaire dans cette ma-ladie que dans une diarrhe : e ordinaire.
Les urines font quelquefois peu abon-dantes, & plufieurs malades ont des enviesinutiles d’en rendre, qui font pour eux unefource de douleurs & d’angoiffes.
§. 332. Le grand remede defeette ma-ladie, c’eft l’emetique. Le remede N°. 34,quand il n’y a point de raifon de ne pasl’employer , pris des les commencetnents ,empörte fouvent le mal d’abord, & tou-