Dyssenterie« %grand nombre de gens dans des endroitstrop ferres, tels que les hopitaux, les camps,les prifons, cela porte dans les humeurs unprincipe de malignite , qui, s’alliant a lacaufe de la dyffenteric, rerrd cette maladieplus facheufe,
§. 331. Le mal commence par un froidgeneral, qui dure quelques hcures , plutotque par un frifi'on ; le malade perd affezvite fes forces, il fopffre des donleurs vivesdans le ventre, qui quelquefois durent plu-fieurs heures avant que les evacuafions vien-nent; il a des vertiges, des- envies de vo-mir, il pälit; le pouls n’eft eependant quepeu ou point fievreux, mais ordinairementpetit; cnfin les feiles furviennentj les pre-mieres ne font fouvent que des matieres li-quides & jaunätres, mais bientot dies fontmelees de glaires , & ees glaires fouventteintes de fang. Leur coukur varie , ellesfont brunes, vertes, noires, plus ou moinsliquides, fetides; les douleurs augmententavant chaque feile, & les feiles deviennenttres-frequentes; l’on en a jufqu’2 huit, dix,douze, quinze par heure; alors le fonde-ment s’irrite, le tenefme (qui eft une envied’aller a la feile, quoiqu’il n’y ait point dematiere) fe joint k la dyflenterie, & occa-lionne fouvent une chüte du fondement ;l’etat du malade eft tres-cruel. L’on rendquelquefois des vers, des glaires epaiffies,qui reflemblent a des morceaux d’inteftins,quelquefois des grumeaux de fang.
Si le mal devient trks-facheux, les boyaux
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