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physique
l'électriser ; si on le saisit par l'intermédiaire d'une poignéede verre, on peut l'électriser : on explique ce fait en disantque le métal est bon conducteur ; l'électricité développéepar frottement s'en va par le métal, puis par la main del'opérateur dans le sol.
Au contraire, dans les corps mauvais conducteurs ou iso-lants, tels que le verre, le soufre, la résine, on développel'électricité aux points frottés, mais elle demeure à cespoints et ne peut s'en aller puisque le corps est mauvaisconducteur.
L'air est évidemment un isolant, sans quoi l'électricitédéveloppée à la surface des corps se disperserait immédia-tement.
§ III. — Il existe deux sortes d'électricité.
Frottons une tige de verre B avec du drap : on constatequ'elle attire la boule A (fîg. 229) ; si on laisse la tige Bet la boule A se toucher et qu'on les sépare, on constatequ'ensuite la boule A est repoussée par B.
Si on frotte une tige d'ébonite avec une peau de chat,elle attirera maintenant la boule A : ainsi la boule est repous-sée par le verre et attirée par l'ébonite ; on explique cefait en disant qu'il y a deux sortes d'électricité : l'électri-cité positive (verre frotté) et l'électricité négative (ébonitefrottée avec la peau de chat).
En touchant la boule avec la tige de verre on a fait pas-ser sur la boule de l'électricité positive ; celle-ci est doncrepoussée par l'électricité de même nom et attirée par l'élec-tricité de nom contraire.
Donc deux corps chargés de la même électricité serepoussent ; chargés d'électricités différentes, ils s'attirent.
On constate qu'il n'y a que deux sortes d'électricité ;tous les corps frottés se rangent soit dans la catégorie duverre, soit dans celle de l'ébonite.